Soupçon de corruption à Tiro-Faranah : la jeunesse ferme les locaux de la mairie et s’érige en justicier

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Située à 40 km de la ville de Faranah, les locaux de la mairie de  la sous-préfecture de Tiro sont cadenassés depuis lundi dernier par la jeunesse qui accuse les élus de détournement de 97 millions de fg, a-t-on appris de sources concordantes.

Les jeunes qui auraient fait évacuer les lieux sans aucune violence sur le maire et son équipe,  exigent un audit et au cas où des responsables seraient coupables, de demander leur renvoi, afin de mettre en place une délégation spéciale.

Les jeunes manifestants accusent le maire et son équipe de n’avoir rien posé comme acte depuis leur installation à la tête  de  la commune. C’était  le 21 novembre 2019. Même une brique, ils n’auraient  pas posé. Ils les accusent également de  malversation financière portant sur quatre vingt dix sept millions de francs guinéens.

Interrogé sur les raisons de leur manifestation, le meneur dudit mouvement, le secrétaire administratif de la section du RPG Arc-en-ciel de Tiro, Kabinet Kaba, explique : « nous avons cadenassé la mairie de Tiro, en tant que militants.  C’est un acte décidé par tous, à savoir les jeunes et les femmes. C’est le 21 novembre 2019 que l’équipe de la commune a été installée. Depuis cette date à nos jours, l’équipe de la mairie de Tiro n’a posé aucun morceau de brique. Chez nous ici à Tiro, il y a beaucoup d’entrées de recettes parce que notre commune rurale est un marché hebdomadaire. Il y a plusieurs catégories de marché ici qui font entrer des recettes. Il y a tout d’abord le marché à bétail ; ensuite le marché de la filière bois; et les taxes professionnelles uniques. Sans oublier les taxes pour les armes à feu. Et enfin les tickets payants », a-t-il énuméré.

 Ajoutant  qu’il est dit dans les documents de la mairie que quand il y a entrée de recette, les 60% sont consacrés aux investissements et les 40% pour le fonctionnement.

La jeunesse dit avoir agi sur la base d’une enquête qui leur  aurait de comprendre  que toutes les recettes ne seraient pas encore rentrées. C’est ainsi qu’ils auraient constaté que  quatre vingt dix sept millions et quelque ont été reçus par la mairie comme recette en espèce disponible.

De son côté, le maire accusé, Bangaly Major Oularé, défend sa gestion : « Venir cadenasser la commune sans préavis. Jusqu’ici, il n’y a aucun document qui existe entre nous pour me dire Monsieur le Maire on veut faire savoir ça ou cela. Ils sont venus seulement dire « Sortez on va fermer ». Nous avons  obtempéré parce que c’est pour la communauté. C’est ainsi que j’ai dit à Monsieur le sous-préfet d’informer monsieur le préfet et constituer une commission pour faire les investigations. C’est cette solution que moi j’ai trouvée. Ce qu’ils ont demandé, on va vérifier si on a travaillé ou pas. Nous, on sait ce que nous avons fait dans nos fonds propres de la commune mais ce n’est pas les fonds de l’ANAFIC. Mais, on va laisser tout ça là pour vérifier ce qu’ils ont demandé. Quand on vérifie, s’ils auront raison vous le saurez, si nous aurons raison vous le saurez Monsieur le journaliste. Mais ma réponse à cela, nous sommes prêts à vérifier. C’est ce qui est légal. Ils ont leur raison sur moi jusqu’au moment qu’on fasse le contrôle », a-t-il argumenté.

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