Sous pression des mutins, le président malien IBK démissionne !

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Le président malien Ibrahima Boubacar Keita (IBK), dans une allocution télévisée à la télévision malienne (ORTM) vient d’annoncer sa démission. Cette démission survient suite à son arrestation par les soldats mutins qui demandent l’amélioration de leur condition de vie.

« Pendant sept ans, j’ai eu le bonheur et la joie d’essayer de redresser ce pays du mieux de mes efforts, car dès l’abord, dès ma première mission de chef de gouvernement de ce pays, je suis convaincu de l’effort fabuleux qu’il fallait mettre en œuvre pour donner corps et vie à l’armée Malienne.

D’où cette idée de loi de programmation et d’orientation militaire. Je pense qu’a chaque moment sa vérité.

Si aujourd’hui, après des semaines de turbulences, de manifestations diverses, ponctuées hélas par des victimes, devant lesquelles je m’incline, que je n’es jamais souhaitées, chacun dans ce pays le sait.

En tout cas, j’avais toujours mis en garde.

Vu que, quand on mène dans la rue, on ne sait jamais ce qui peut en résulter de bien ou de pire. Hélas le pire en a résulté.

Si aujourd’hui il a plu à certains éléments des nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je rellement le choix ? M’y soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires.

C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis tout en remerciant le peuple Malien piur son accompagnement le long de ces longues années, la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment, et avec toutes les conséquences de droit, la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement.

Qu’Allah aide et bénisse le Mali.

Je n’éprouve aucune haine vis-à-vis de personne, mon amour pour mon pays ne me le permet pas. Que Dieu nous sauve. Merci. », a déclaré le désormais ex-président malien.

Beaucoup d’actes de pillages et vandalisme ont été perpétrés sur les domiciles des dignitaires du régime malien suite à la colère populaire, a rapporté la presse locale.

IBK, ami du président Alpha Condé avait fait la réforme constitutionnelle pour briguer un troisième mandat laquelle tout de même n’avait pas abouti. Tout comme IBK, Alpha Condé et Alhassane Ouattara sont dans la même logique.

Perçue comme un coup d’Etat militaire, cette mutinerie a suscité beaucoup de réactions de la communauté internationale. La France, l’Union Africaine et la CEDEAO ont appelé au retour à l’ordre constitutionnel. Fait inédit, les soldats mutins n’ont fait aucune déclaration publique pour l’instant.

Une dépêche de YBS avec la contribution de Mohamed Moro Sako.