‘’Spoutnik’’, le vaccin russe anti Covid : ce que la Guinée pose comme condition pour son utilisation

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La Guinée n’a, certes, pas de candidat vaccin contre la Covid-19. Mais elle n’est pas en marge de la course menée dans ce sens et dont les premiers résultats ne vont pas tarder. Une mission russe a même séjourné, si elle ne séjourne pas encore dans la capitale Guinéenne à l’effet de faire la promotion de la trouvaille moscovite, appelée ‘’Spoutnik’’.

Le vaccin russe n’est que dans sa phase d’essai encore. Mais il fait il fait l’objet de promotion dans le monde. En Guinée, il a fait l’objet de présentation à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). Le directeur Général de ladite agence l’a dit en conférence de presse ce vendredi 28 novembre.

« Avant-hier, les Russes sont venus nous présenter le vaccin dans cette même salle. Ils ont fait un exposé et donné toutes les caractéristiques de ce vaccin qui a commencé son administration en Russie. Ils ont déjà fait les deux phases. Ils sont à la troisième phase où ils ont déjà vacciné plus de 13 000 personnes chez eux », informe Dr Sakoba Keïta.

Dans la même logique, l’épidémiologiste guinéen exprime la position favorable de son pays à l’usage du vaccin, sous certaines conditions. Selon Dr Keïta, « …on n’attend que l’OMS donne son avis sur l’utilisation de ce vaccin. Néanmoins, on a dit que si ce vaccin parvenait à être authentifié par l’OMS, la Guinée est candidate pour pouvoir recevoir afin qu’on puisse appuyer nos efforts de vaccination contre cette COVID pour accélérer le contrôle de cette maladie », explique-t-il.

A propos des conditions de l’éventuelle utilisation du produit russe, Dr Sakoba explique davantage la procédure, dans la phase question-réponse. « Pour le moment, la Guinée n’a choisi aucun vaccin » ; précise-t-il d’entrée. Et d’ajouter que pour le moment, « c’est des démonstrations qu’on a »

Puis, le directeur de l’ANSS d’insister : « c’est à l’OMS de nous conseiller le type de vaccin… ». Même si, informe-t-il, « la Guinée a adhéré au réseau COVAX (…) qui a mobilisé les fonds pour nous ».  Et d’expliquer : « la Guinée va bénéficier de ce fonds parce qu’on est déjà inscrit parmi les pays qui vont recevoir le financement où l’Etat, bien sûr, va apporter sa contribution. C’est par ce réseau Covax qu’un certain nombre de vaccins va être proposé aux différents pays.  Et c’est Covax qui va acheminer les vaccins chez nous et nous appuyer dans son administration. Donc pour le moment, on attend l’OMS, qu’il finisse de délibérer sur les dossiers des candidats vaccins contre la Covid-19 qu’ils (les décideurs de l’OMS) sont en train d’examiner. »

Une attente qui durera seulement jusqu’à la mi-décembre estime Dr Sakoba Keïta pour qui, «il faut quand même qu’ils nous donnent les informations partout que les pays développer veulent commencer dans la deuxième quinzaine du mois de décembre. Même s’il faut que des pays comme la Guinée gardent encore patience. » Car selon CDC, confie-t-il, en Afrique il faut s’attendre au vaccin après le deuxième trimestre de l’année prochaine. Eu égard aux principes qui gouvernent la santé publique et à l’ampleur de la covid-19 plus importante dans certains pays occidentaux.

A noter que le processus qui va aboutir à la distribution du vaccin de façon plus étendue dans le monde se fera dans le cadre, de l’Alliance du Vaccin spécialisée dénommée ‘‘Gavi’’.