Suspension d’Ahmad à la tête de la CAF : à qui profite la sanction (décryptage d’un consultant)

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Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, a été suspendu pour cinq ans par la FIFA qui lui a aussi infligé 200 000 francs suisses d’amende, notamment pour ‘’détournement’’.

Alors que le Malgache briguait un deuxième mandat à la tête du football continental, à qui peut bien profiter son interdiction à pratiquer toute activité liée au football ?  Voici l’analyse du consultant sportif Thierno Sadou Diakité.

Le consultant pense que l’ambition d’Ahmad Ahmad est en quelque peu remise en cause avec cette sanction. « Et cela va naturellement profiter à tous les autres candidats en lice pour la présidence de la CAF », estime Thierno Sadou Diakité. Mais, a-t-il souligné, on pourrait assister à une guerre dans l’ombre, aux jeux de couloir et lobbyings. « Il y a que le Sud-africain Patrice Motsepe semble requérir les suffrages des anglophones avec le Nigéria en tête.  Il est demandé que tous les pays anglophones s’alignent derrière la candidature du Sud-Africain. Dans l’espace francophone, on pourrait en revanche assister à une dispersion des voix. Sauf si l’Ivoirien Jacques Anouma et le Sénégalais Augustin Senghor décident d’une candidature unique avant l’élection. Il ne faut pas oublier aussi le Mauritanien Ahmed Yahya parmi les candidats francophones », explique le consultant sportif.

Par ailleurs, le consultant sportif estime que cette décision de la FIFA n’aura aucune implication sur les compétitions, notamment les prochaines CAN, d’autant plus que l’administration de la CAF continuera à fonctionner normalement.