Syligate : le comité d’éthique et le conseil juridique d’Amadou Diaby toujours à couteaux tirés…

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L’échec lamentable du Syli national de Guinée à la CAN (coupe d’Afrique des Nations) égyptienne continue à faire  couler beaucoup d’encre et de salive.

En effet, le comité d’éthique s’est saisi des allégations présumées de corruption faites par Paul Put contres Amadou Diaby, le vice-président de la feguifoot (fédération guinéenne de football) en exercice en ce temps. Des accusations de racket faites par l’ex entraîneur Paul Put qui avait révélé dans un communiqué avoir été obligé de verser 10% de son salaire à M. Diaby.

Dans son verdict, le comité d’éthique a interdit le désormais ex entraîneur de toutes les activités sportives en Guinée. Amadou Diaby, initialement suspendu à titre provisoire, a été finalement sanctionné à   sept ans de cessation des activités sportives dont cinq ans fermes avec le paiement d’une amende de 25.000 euros.

Pour en savoir plus, la RTG dans son édition de 20h hier lundi 19 août, a tendu son micro au président du comité d’éthique Amadou Tham Camara et à la défense d’Amadou Diaby.

Dans son intervention, M. Camara a précisé la totalité de la somme reçue par Paul Put durant son séjour guinéen. « Il a touché 480.000 euros en 16 mois soit 30.000 euros par mois. Il avait un salaire de 30.000 euros chaque mois. Il faut savoir que ce n’était pas un salaire qui était payé mensuellement. Sur ce montant total, Amadou Diaby a touché 10% de ce montant », a affirmé Amadou Tham Camara.

Ce n’est pas tout, pour soutenir la décision contre le « 1er vice-président de la feguifoot », car M. Camara a souligné que le comité qu’il a dirigé détient des enregistrements sonores, lesquels dit-il, sont reconnus par le code d’éthique de la Guinée, de la FIFA et même au tribunal arbitral du sport (TAS) comme preuves légales. « Nous détenons également des photos, des décharges, des témoignages, des relevés bancaires et des échanges de mails », a poursuivi Amadou Tham Camara.

« Sur la foi de toutes ces concordances de faits, nous avons établi notre religion et nous avons délibéré en toute indépendance », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le conseil juridique d’Amadou Diaby n’entend pas baisser les bras. Il qualifie la décision du comité d’éthique «  d’un acharnement contre son client » et « d’un manque de respect de la procédure par le comité d’éthique ».

« On ne le dira pas assez. Ce n’est pas normal. Mr Amadou Diaby n’a pas bénéficié d’un jugement et pour condamner quelqu’un il faut le juger », a affirmé Me Adama Barry.

Tout en prenant acte de la non notification adressée à son client, Me Adama Barry insiste à ce que les preuves contre celui-ci soient clarifiées.

« Qui a viré l’argent sur un compte à Bamako ? C’est sur le nom de qui ? On nous dit que l’argent a quitté Bamako pour la Côte d’Ivoire. Sur le compte de qui ? On ne peut juger quelqu’un sur ce qui n’existe pas », a-t-elle déploré.

La condamnation d’Amadou Diaby reste en vigueur et la décision lui aurait été signifiée. Il n’a d’autres recours que le TAS où l’attend Paul Put qui continue à l’accuser de racket…