Symposium: ce que Damaro et Abdoulaye se sont dit lors de leur de dernière rencontre

juin 21, 2018 8:25
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Tué dans un accident en plein exercice de  son métier de journaliste, le chef de bureau adjoint de Guinéenews, Abdoulaye Bah va regagner sa dernière demeure ce vendredi 22 juin dans sa ville natale de Dinguraye. Mais avant, il reçu ce jeudi 21 juin, les derniers hommages collectifs à Conakry.

 A cette cérémonie de symposium, le président de l’Assemblée nationale a été représenté par le député Amadou Damaro Camara qui est par ailleurs, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, le RPG Arc-en-ciel. Lisez plutôt son discours :

«Quelle émotion ? Quel regret ? Chacun y va de son meilleur mot. Il était jeune, il était talentueux, il était professionnel, il était honnête etc. C’est comme si Dieu ne savait pas tout cela. Dieu le savait, mais il l’a fait et nous ne pouvons dire une seule chose, un seul remède, c’est la foi et lui dire merci. Si tout le monde est d’accord que le jeune Abdoulaye Bah était si bien, il était si professionnel, il était si talentueux, j’invite alors toute le monde à ne pas pleurer sa mort. Mais au contraire, célébrer sa vie même si elle n’a été qu’une quarante et une petites années. En célébrant sa vie, nous lui rendons un meilleur hommage. Il doit être considéré comme une erreur de protocole… Sinon, on aurait dû inviter juste la classe politique. Vous (Dr Fodé Oussou Fofana NDRL) l’avez déjà dit dans votre discours qu’Abdoulaye Bah n’était ni de la mouvance présidentielle, ni de l’opposition. Donc, j’aurais pu laisser à mon cher jeune frère et collègue Dr Fodé Oussou Fofana de s’exprimer au nom de toute la classe politique. Parce que ce garçon n’était ni d’un côté ni de l’autre côté.

 La dernière fois que je l’ai croisé Abdoulaye Bah, je lui ai donné un conseil. Je paraphrase le ministre Gassama Diaby qui dit qu’à cause du patronyme en Guinée, on est toujours poussé vers un camp. Je lui ai dit d’éviter d’être poussé vers un camp et de rester juste journaliste. Il m’a dit est-ce qu’il peut me poser une question? J’ai répondu oui. Il m’a dit quand vous allez parler sans langue de bois ? Je lui ai répondu quand je quitterais la politique. Il en a ri comme toujours…»