Système pénitentiaire guinéen: du rififi dans les rangs du personnel

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Le personnel pénitentiaire  qui menaçait d’aller en grève vient de joindre l’acte à la parole. Se plaignant de leurs conditions de travail « précaires », les gardes pénitentiaires ont déclenché un mouvement de grève qui court à partir de ce mardi 11 décembre, a constaté Guineenews à la maison centrale de Conakry.

Au micro de votre quotidien électrique, le président de « la commission de suivi et de discipline » Mamady 2 Camara confirme la grève et explique qu’elle fait suite à un préavis daté du 21 janvier dernier et « qu’elle est observée dans tous les établissements pénitentiaires de Guinée ».

A propos de la situation qui prévaut dans l’enceinte de la maison centrale de Conakry ce matin, notre interlocuteur déclare ‘’qu’il n’y a pas d’audience. Il n’y a pas d’extraction. Il n’y a pas de mandat de dépôt ». Et d’ajouter « on ne reçoit pas. On ne libère pas », même si, précise-t-il, « les activités internes fonctionnent » normalement.

Pour rappel, dans un mémorandum adressé au ministre de la Justice, daté du douze (12) décembre dernier, « la commission de suivi et de discipline » a décliné en 9 points ses revendications.

Qui sont: le Manque de formation professionnelle, les mutations intempestives non réglementées, la faiblesse du salaire, le déséquilibre dans le déploiement du personnel, le manque de  régie de fonctionnement des établissements pénitentiaires, la formation commune de base interrompue, l’attribution des grades, la régulation de la situation des bénévoles (prise en charge) et  une prime de stage de formation.

Dans ce document dont Guineenews s’est procuré copie, « la commission parlant et agissant au nom de tout le personnel »,  sollicite l’application du statut particulier du personnel pénitentiaire et le régime des établissements pénitentiaires » pour « résoudre et améliorer efficacement le système pénitentiaire guinéen. »

Pour ce qui est de l’issue du débrayage, elle dépendra d’un entretien annoncé entre les grévistes et le général Ibrahima Baldé, chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale et commandant de la justice militaire. Un entretien qui se fait attendre encore.