Tanènè : vers la construction d’un pont unique en remplacement des quatre déjà existants

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Construits en 1957 dans le cadre de l’implantation de l’usine d’alumine de Fria, les quatre ponts métalliques de Tanènè sur le Konkouré doivent être entretenus chaque trois ou quatre ans pour éviter des drames. Mais une solution à cet entretien qui coûte entre 5 à 6 milliards GNF est trouvée. C’est la construction d’un autre pont en amont du fleuve, une contournante de 3,2km.

Depuis environ un mois, des travaux d’entretien sont en train d’être réalisés sur ces quatre ponts métalliques. Ce qui occasionne des embouteillages en aller et retour, mais la fin de l’entretien est prévue dans dix jours. « L’entreprise Métal Plus a pris toutes les dispositions pour que ces travaux se déroulent dans de très bonnes conditions à travers la gendarmerie, la police et le poste de contrôle au niveau des 4 ponts. Nous nous sommes engagés pour permettre aux usagers de ne pas beaucoup souffrir sur la route. Nous travaillons pendant deux heures et nous ouvrons pour permettre aux gens de passer de part et d’autre», a expliqué Ibrahima Sory Camara de l’entreprise Métal Plus, qui exécute les travaux d’entretien.

Dans son intervention, le ministre des Travaux publics, Moustapha Naité, a fait savoir que trois ou quatre ans, l’Etat entretient ces quatre ponts et cela coûte entre 5 et 6 milliards de francs guinéens : « il est important qu’à 3 à 4 ans de revenir et renforcer l’existant pour que nous puissions éviter des dégâts qui peuvent survenir. Ensuite nous allons procéder à l’installation des panneaux de signalisation sur le long de ces quatre ponts métalliques pour éviter que les véhicules se retrouvent deux-à-deux dans les ponts. Il faut rappeler que ces travaux coûtent 5 à 6 milliards de francs guinéens.»

Vu l’importance du trafic sur cette route nationale n°3, le gouvernement a envisagé de construire un pont de 120 m en contournant la ville de Tanènè de 3km 200 m. Le contrat a été confié au couple français Leduc-Sogea Satom.

« L’Etat guinéen a confié le marché de la déviation au groupe Leduc et SOGEA-SATOM. Donc, nous allons travailler en partenariat ensemble. Nous sommes deux entreprises françaises qui sont déjà implantées sur le territoire guinéen depuis plusieurs années », explique Jean-Marc de la société Sogea-Satom, avant de faire savoir que certains travaux ont déjà commencé, notamment sur le plan financier : « côté financier, tout est en route, ça va se faire en ce mois-ci. Déjà, une délégation est partie de Tanènè pour s’occuper de toutes les évaluations, les expropriations de la zone, notamment côté Kamsar où le paiement des expropriations est également en cours pour que l’entreprise puisse travailler sereinement afin de respecter le délai d’exécution qui est de 18 mois. »

« Avec le trafic que nous connaissons aujourd’hui sur ce tronçon, il a été envisagé, déjà un contrat a été signé, pour la construction d’une nouvelle route et d’un nouveau pont de plus de 120 m qui sera en amont de ces ponts. Les travaux de construction de ce nouveau pont et cette nouvelle route qui remplaceront ces quatre ponts-là vont débuter à la fin de saison des pluies. Les voies d’accès ce route sont plus de 3 km et le pont de plus de 120 m avec trois grandes travées. Ce pont et un autre qui se trouve sur la route de Kérouané coûteront environ 34 millions de dollars », a expliqué, pour sa part, le ministre des Travaux publics.

 

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