Télécommunications : le ministre de tutelle se targue des acquis de son département

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La série de présentations du bilan des membres du gouvernement a connu le passage ce lundi 21 janvier du ministre des Postes et Télécommunications et de l’Economie numérique devant les hommes de médias, à Conakry.

D’entrée, Moustapha Mamy Diaby a dressé l’état des lieux dans le secteur des télécoms dont a hérité le président Alpha Condé au lendemain de son élection en 2010. Une période dit-il, caractérisée par de nombreux défis liés au notamment développement des infrastructures et à la faiblesse des moyens.

 »On avait une Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) en sureffectif, sans contrat d’objectif, sans instrument normatif, avec une Sotelgui dont la masse salariale était nettement supérieure au chiffre d’affaires, et qui était en situation de déficit chronique avec des infrastructures obsolètes. Elle comptait plus d’employés que l’ensemble des travailleurs des autres opérateurs de téléphonie réunis », a révélé Moustapha Mamy Diaby.

A l’époque, poursuit le conférencier, il y avait un taux de couverture nationale du réseau mobile de près de 15%, un taux de pénétration de la téléphonie mobile à 40%, une très mauvaise qualité des interconnexions entre les opérateurs, également un taux de pénétration de l’Internet de 0,4%.  »La fraude était généralisée sur les réseaux, un accès aux réseaux internationaux très limité, une contribution du secteur des TIC au trésor public très faible », a-t-il égrené.

De moins de 100 localités du pays alors couvertures par le réseau 2G en 2011, Moustapha Mamy Diaby a indiqué qu’en fin 2018, l’ensemble des chefs-lieux des préfectures et sous-préfectures sont couverts par la 2G et 3G.

Au nombre des résultats auxquels sont parvenues les autorités de la troisième République, le ministre des Télécoms a ajouté que sur 3.753 quartiers et districts répertoriés, 79% sont couverts par au moins un opérateur téléphonie mobile.

Et qu’à travers les multiples réformes engagées par son département, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT a été structurée, suivie de la mise en place de la Guinéenne de large bande (GUILAB), cette structure en charge de la gestion de la capacité allouée à la Guinée sur le câble sous-marin de très haut débit, ainsi que de la création de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), de la restauration de l’Office de la poste guinéenne (OPG) et de l’aération du cadre légal et réglementaire, et le développement des infrastructures dans le domaine de la téléphonie mobile.

« Aujourd’hui, 100 établissements entre l’enseignement général, professionnel et supérieur, ont été équipés, chacun d’un Viber-école avec 26 ordinateurs, une alimentation autonome et une connexion Internet. 32 autres centres sont en construction dans différents centres », a énuméré M. Diaby.

Aux dires du ministre Mamy, les différentes performances citées ci-haut ont permis de créer des emplois que le conférencier a situé dans l’ordre de 10.000. En termes de perspectives, le ministre des Télécoms, en synergie avec son Cabinet et l’ensemble de ses collaborateurs, entend mettre fondamentalement en œuvre les projets identifiés du PNDES, et l’internationalisation du Backbone national.

Également, procéder à l’installation et l’internationalisation du Data center, au lancement des services financiers postaux, à la construction d’un deuxième câble sous-marin et à la mise en place d’un Conseil national de protection des données à caractère personnel.