Télécoms : lancement commercial à Conakry du Backbone national

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Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a inauguré, ce vendredi 11 septembre 2020, la commercialisation du Backbone national. La cérémonie d’inauguration s’est tenue au siège de la Société guinéenne d’exploitation du Backbone (SOGEB) à Kipé, dans la commune de Ratoma. 4425 km, c’est la longueur de cette fibre optique qui a atteint les frontières des six pays limitrophes de la Guinée et toutes les préfectures.

Le Directeur général de la SOGEB, Sanoussy Dabo, s’est engagé, au nom des  fournisseurs d’accès internet et des opérateurs de téléphonie mobile, notamment MTN, à connecter toute la Guinée : « Nous nous engageons à relever le défi sur toute l’étendue du territoire national, car les deux boucles qui partent et reviennent à Mamou sont opérationnelles et avec effet immédiat de redondance permettant ainsi la connexion de tous les opérateurs de téléphonie et celle des fournisseurs d’accès internet. »

Cette fibre optique, selon M. Dabo, va améliorer la qualité des services privés et publics, et aussi la possibilité de révision à la baisse des coûts de communication de la population guinéenne.

Le déploiement du Backbone jusqu’aux six frontières de la Guinée vise à aider les pays voisins en cas de panne sur leurs réseaux, souligne le DG de la SOGEB : « Le Backbone est arrivé jusqu’aux six frontières de la Guinée. Nous donnons la possibilité d’interconnexion des pays limitrophes pour pouvoir assurer le trafic en cas de panne de leurs réseaux. »

Au départ, le backbone c’était 4000 km, mais 425 km ont été ajoutés entre les villes qui sont des zones minières et de forte consommation. En plus, il y a la construction de 3 fourreaux en zone urbaine et deux en rage campagne conformément à la norme internationale admise.

Dans son intervention, le ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie numérique, Said Coulibaly a fait savoir que le Backbone national a été construit à deux niveaux : « Le projet de Backbone national à fibre optique de Guinée s’inscrit dans l’objectif de promotion d’une société de l’information. Ce réseau, long de 4425km a été construit selon un modèle hiérarchique à deux niveaux. Un niveau national constitué de deux anneaux principaux comprenant les chefs-lieux de région et toutes les préfectures du pays. Un réseau de niveau régional constitué de bretelles vers les fibres des six Etats frontaliers. »

Plus loin, le ministre Oumar Said Coulibaly rappelle le rôle que devra jouer le Backbone national : « ce Backbone aura pour principale fonction, le transfert de la voix, des données et des signaux de la radiodiffusion télévisuels et sonores jusque dans chaque chef-lieu de sous-préfecture du pays. L’exploitation de cet ouvrage par la SOGEB vise à mettre à la disposition de tous les opérateurs de réseau mobile internet et de tout autre utilisateur des services de télécommunication. »

Quant à M.HUANG Wei, Ambassadeur de Chine en Guinée , il a remercié le groupe chinois Huawei pour son implication dans le projet : « J’aimerais remercier la société chinoise Huawei Technology pour la réalisation de ce projet faisant l’objet d’un prêt de 240 millions de dollars américains accordé par le gouvernement chinois. »

Depuis son bureau à Sékhoutouréya, le président Alpha Condé a livré son discours de lancement du Backbone commercial par visioconférence. Pour le chef de l’Etat, du travail a été abattu depuis le 25 juillet 2015, date de lancement du ce projet : « En termes de développement de l’industrie des technologies de l’information et de la communication, mais aussi en matière de pénétration haut débit, notre pays était en dessous de la moyenne mondiale. Tous les opérateurs ne disposaient pas de réseau à fibre optique national à large bande à l’exception des faisceaux hertziens, qui sont des technologies en termes de bande passante, sont tributaires des conditions climatiques. Je me réjouis aujourd’hui de procéder au lancement commercial du BACKBONE national de Guinée. »

Si le secteur des télécommunications a connu une nette amélioration, le président Alpha Condé reconnait qu’il y a beaucoup de choses qui restent à achever, notamment le haut débit, la qualité de service, le coût de service, la bonne utilisation de l’internet, la couverture totale améliorée du territoire national en interne.

« J’invite l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) à travers le ministère à plus de contrôle du respect du cahier des charges des opérateurs pour satisfaire la population guinéenne », a ajouté le président Alpha Condé.