Télimélé : la grève des enseignants largement suivie

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Officiellement lancée depuis le 03 octobre dernier, l’ouverture des classes session 2018- 2019 n’a pas été effective dans la préfecture de télimélé. Et pour cause, la grève lancée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) piloté par Aboubacar Soumah autour d’un salaire de base de huit millions de francs guinéens.

Ce lundi 08 octobre, toutes les écoles de la préfecture sont désertes, aucune silhouette d’élèves encore moins d’enseignants dans les établissements publics et privés.

Les rares directeurs d’écoles et chefs d’établissements qui, durant les deux premiers jours avaient assuré le service minimum, ne sont pas visibles sur les lieux ; c’est du moins le constat après une visite sur le terrain.

Le secrétaire général de la section préfectorale du SLECg, Elhadj Bobo Diallo,se dit « satisfait » de la suivie de la grève par ses pairs enseignants et les a invités à plus de motivation et à la vigilance. « Je suis très satisfait de la manière par laquelle la grève se déroule ici, j’ai eu à joindre beaucoup de nos collègues basés dans les sous préfectures, partout c’est la même motivation et la même sérénité. J’invite les enseignants à l’unité, à plus de courage et surtout à la vigilance pour atteindre notre objectif », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, les nombreux parents d’élèves rencontrés ne cessent d’exprimer leurs inquiétudes face à cette situation qui est devenue une routine dans le système éducatif. Ils exhortent par la même occasion le syndicat et le gouvernement à trouver un terrain d’entente pour permettre aux enfants de rejoindre les salles de classes.