Télimélé : la panne des lampadaires solaires plonge la ville dans l’obscurité

décembre 26, 2018 4:19

Depuis un bon moment, le centre-ville de la préfecture de Télimélé est plongé dans le noir à cause de nombreuses pannes des lampadaires solaires publics.

Tout au long de la route principale de la rentrée de la ville au secteur de Dara, dans le quartier missidé à  la sortie à Samankou, via le grand marché, les lampadaires qui fonctionnent, se comptent au bout du doigt.

Cette situation inquiète davantage les habitants qui sont exposés à des problèmes sécuritaires. A cela, de nombreux vendeurs et de nombreuses vendeuses nocturnes voient leurs revenus baisser.

En effet, d’après les renseignements fournis par la mairie à ce propos, sur les 90 lampadaires installés en 2012, seulement 71 répondaient aux normes et parmi eux 19 aussi étaient éteints après quelques jours de d’allumage.

Ensuite, trois années plus tard, un deuxième lot de 90 autres avec tous les accessoires possibles est arrivé. 56 ont été installés  dont 28 ont répondu favorablement. Mais jours suivants, ils ont cédé. Conséquence, les citoyens vivent dans l’obscurité.

Interpellé autour de cette question, le secrétaire général de la commune urbaine, Mamadou Malefa Diallo, est revenu sur les causes de cette pénurie.  Par la même occasion, il a exhorté le gouvernement à faire face à cette triste réalité

« Depuis leur installation en 2012 et en 2015, seulement deux entretiens ont été effectués. Après, ils sont laissés pour compte et à la merci de la poussière qui a fini par envahir les panneaux. L’autre problème est que certaines batteries sont usées et ne peuvent plus fournir convenablement la lumière. C’est le lieu et le moment d’exhorter le gouvernement et les partenaires à y faire face car la beauté d’une ville dépend tout d’abord de son éclairage », a-t-il dit.

A cause de cette obscurité dans la ville, ces derniers temps, de nombreuses boutiques ont été vandalisées et des motos volées.

En attendant un appui de qui que ce soit pour une issue heureuse, les citoyens eux, continuent de vivre la peur au ventre et prennent leur mal en patience.