Télimélé: le maraîchage, une activité très convoitée par les femmes

mars 7, 2019 1:17

Pour subvenir à leurs besoins quotidiens et surmonter les difficultés du moment, nombreuses sont les femmes du secteur de Kounna dans le quartier Mindia de la commune urbaine à embrasser le maraîchage pour se faire des recettes afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Cette activité très convoitée se pratique dans les rizières, les abords des cours d’eau et les concessions. Elle peut se dérouler une bonne partie de l’année. Malheureusement, elle se fait avec des outils rudimentaires sans une assistance technique.

Seules et souvent en coopératives, elles travaillent d’arrache-pied dans les jardins des heures durant avec une motivation au rythme des chants et danses.

Sur les lieux, le visiteur est tout d’abord impressionné par la qualité de l’effort fourni par ces braves femmes, mais aussi la grande étendue des différentes cultures avec leurs fruits qui s’étend parfois à perte de vue.

L’une d’elle, l’air très souriante et détendue, a affirmé avoir entrepris ce travail depuis des années avant de revenir sur les types de cultures pratiquées dans la zone. Madame Mama « mo alba » fière dans sa tenue de travail déclare:  « depuis une dizaine d’années, je me suis investie dans le maraîchage qui me tient à coeur. Nous cultivons ici l’aubergine, le choux, la tomate le piment, la laitue, le manioc, le taro, la patate, le gombo et autres ».

Sur les conditions de fertilisation du sol et de l’arrosage, elle renchérit : « nous marchons à pieds sur une distance qui avoisine les  15 kilomètres à la recherche des excréments des chauve-souris dans la grotte de kippel dans le district de Fanta à l’est de la commune urbaine. Pour ce qui est de l’arrosage comme vous avez dû le constater, les jardins sont traversés par un marigot et un peu partout, nous avons creusé des points d’eaux pour en faciliter l’approvisionnement ».

Par ailleurs, Mme Penda Baldé, elle, est revenue sur l’écoulement des produits et les difficultés auxquelles elles sont confrontées avant de tendre la main aux personnes de bonne volonté et aux ONG en vue d’accroître leurs productions

« Les produits que nous récoltons ici sont immédiatement conduits au marché de Télimélé et nous permettent de colmater certaines brèches liées à la dépense quotidienne, la scolarisation et l’habillement de nos enfants ainsi que les nombreuses affaires sociales », dira-t-elle. « Cependant, précise-t-elle, nous souffrons du manque de clôture grillagée, de matériels de travail comme les arrosoirs, les bottes, les produits phytosanitaires et le faible prix sur le marché. Nous sollicitons l’appui des ONG, des autorités et des personnes de bonne volonté car c’est une grande activité génératrice de revenus pour nous et nos familles ».