Télimélé: Le matériel électoral saccagé et incendié dans la commune rurale de Bouroual

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Située à environ 32 kilomètres du chef-lieu de la préfecture, la commune rurale de Bouroual qui était jusque-là calme, s’est finalement embrasée et entrainée la destruction du matériel électoral du double scrutin législatif et référendaire du 1er  mars prochain, a-t-on appris sur place.

Après la commune rurale de Tarihoye, une autre  collectivité qui relève de la préfecture de Télimélé dont le matériel électoral a été détruit hier mercredi, c’est au tour de certains habitants de  Bouroual de manifester leur hostilité pour la tenue de ces élections dans leur zone.

Ce jeudi 27 février, des individus non encore identifiés ont fait une descente inopinée et musclée au chef-lieu de la sous-préfecture et ont par la suite défoncé les portes du bureau du sous-préfet, avant de s’emparer du matériel électoral et de le brûler.

Interrogé là-dessus, le sous-préfet Oumar Bailo Bah explique: « c’est une évidence que des individus ont effectué une descente inopinée au siège de la sous-préfecture et ont fait irruption dans mon bureau qui abritait tout le matériel électoral de Bouroual, lequel matériel a été saisi et brûlé sur les lieux. C’est regrettable que de telles situations se produisent dans ma zone de commandement », a-t-il déploré,  avant de continuer en ces termes « aussitôt informé, j’ai appelé le maire de Bouroual, afin d’aller faire un constat. Il m’a dit qu’il est dans son village natal et qu’il serait risqué de s’aventurer dans les parages en ce moment. Par la suite j’ai joint le commandant de la gendarmerie de Bouroual lequel m’a laissé entendre qu’ils ont reçu une pluie de cailloux de la part des individus auteurs de ce désastre d’où l’impossibilité de faire quoi que ce soit pour le moment, a laissé entendre le sous-préfet,  rencontré au bloc administratif de la préfecture par notre reporter.

Le  constat qui se dégage de cet incendie est qu’à quelques jours de ces joutes  électorales, la résistance ne faiblit pas dans certaines localités du pays, dont les populations  ont décidées  de s’opposer à la tenue  de ces élections controversées.