Télimélé: les communes rurales de Gougoudjé et Sarekaly contaminées par les manifestations du FNDC

0
897
Atmosphère de la manif du FNDC à Telimele mardi 28 janvier 2019. Mamadou Kalirou Baldé/Guinéenews.
Une nouvelle tactique et non de moindre employée par l’antenne locale du front national pour la défense de la constitution ce lundi 28 janvier 2020 est la délocalisation de la manifestation dans les communes rurales de Gougoudje et de Sarékaly, localités qui font limite avec la commune urbaine.
A Gougoudjé, les jeunes manifestants n’ont pas tardé à se faire entendre car très tôt ce matin, ils ont pris d’assaut le carrefour du centre et ont érigé des barricades obstruant tout passage.
Interrogé sur cette situation, le maire Alpha Saliou Barry a confirmé les faits avant de dire : « La situation est sous contrôle. On s’efforce auprès des manifestants pour la libération des passages en collaboration avec les autorités de tutelle. « 
Dans la commune rurale de Sarékaly où est présent le coordinateur préfectoral du FNDC, la paralysie est réelle. Le centre de Sarékaly est complètement barricadé par des grosses pierres, des troncs d’arbres et des pneux brûlés. Les citoyens de cette localité sont angoissés au moment où on écrit ces lignes.
Pour ce qui est de la manifestation d’aujourd’hui, le coordinateur préfectoral du FNDC Boubacar Bah a tenu à préciser :  » Notre combat est légitime et noble, en aucun cas nous ne reculerons à notre démarche pour la défense de la patrie. Cette nouvelle stratégie prouve à suffisance que le FNDC ne manque pas d’initiatives pour faire plier les promoteurs du tripatouillage de la constitution. C’est pourquoi nous sommes là ce matin pour exprimer notre désapprobation à ce projet « , a-t-il laissé entendre.
Par ailleurs, la hargne des manifestants s’est répandue jusqu’au chef lieu de la sous-préfecture sis à Sarémaoudé où le marché hebdomadaire a été évacué et l’administration fermée.
Au bout du fil, le sous-préfet, Sîdy Camara, a déclaré  à notre rédaction :  » Effectivement les manifestants ont barricadé la route et moi je suis dans les confins. « 
A rappeler que les jeunes manifestants continuent à régner en maîtres sur les lieux.