Tensions entre la SAG et ses sous-traitants: le préfet lance un ultimatum aux responsables de l’entreprise

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Le préfet de Siguiri, une délégation de la SAG et des ex-contractuels de deux sociétés de sous-traitance de la SAG se sont retrouvés ce lundi 1er juillet dans la commune urbaine de Siguiri pour discuter des pistes de sortie de crise après la grogne survenue dimanche dans la préfecture. (Photo d’archives)

Au cours de cette réunion qui a duré plus de six heures, le préfet a donné trois jours aux responsables de la SAG pour se rendre à Siguiri afin de trouver une solution au cas des ex-contractuels de Groupe Five et WBHO, les deux sociétés de sous-traitance. « Mon délai, c’est le jeudi 4 juillet 2019. Nous ne connaissons pas le Groupe Five ni WBHO, c’est la SAG qu’on connaît. Dites donc à votre directeur général et à son directeur des ressources humaines de venir à Siguiri pour trouver une solution aux problèmes  », a prévenu le préfet Moussa Condé aux délégués de la Société Aurifère de Guinée (SAG).  Le préfet a tenu quand même à préciser que la Société Aurifère de Guinée (SAG) ne peut pas être fermée, mais « ses dirigeants peuvent être changés s’ils ne font pas bien leur travail ».

La réunion était aussi l’occasion pour le préfet de répondre aux accusations selon lesquelles il interviendrait dans les recrutements à la SAG. « Ni moi, ni le secrétaire général de l’administration, n’a son enfant à la SAG. Il faut donc que les gens arrêtent les allégations contre nous », a répliqué monsieur Moussa Condé.

Dimanche 30 juin, quelque 617 jeunes ayant participé à la construction d’une nouvelle usine de la SAG ont érigé des barricades sur la route Siguiri – Kintinia (où se trouvent les usines de la SAG) pour réclamer des arriérés de salaires, mais aussi leur mis à la touche après la construction de l’usine.