Terminal à conteneurs : les conséquences de la Covid-19 sur la manutention des conteneurs

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Au nombre des motifs évoqués par les transitaires du Terminal à conteneurs du port autonome de Conakry, en grève depuis ce vendredi 3 juillet 2020, on peut noter ce qu’ils appellent le refus de manutentionner les conteneurs. Une revendication qui, de toute évidence, résulte d’une simple incompréhension ou d’un déficit d’information de leur part. Autrement, selon nos informations, le problème qu’ils pointent est consécutif à la survenue de la pandémie du nouveau coronavirus.

La baisse des activités de manutention des conteneurs, résulterait tout d’abord, selon nos sources de la perturbation des rotations des navires, elle-même provoquée par l’avènement du nouveau coronavirus.

Au nombre des motifs évoqués par les transitaires du Terminal à conteneurs du port autonome de Conakry, en grève depuis ce vendredi 3 juillet 2020, on peut noter ce qu’ils appellent le refus de manutentionner les conteneurs. Une revendication qui, de toute évidence, résulte d’une simple incompréhension ou d’un déficit d’information de leur part. Autrement, selon nos informations, le problème qu’ils pointent est consécutif à la survenue de la pandémie du nouveau coronavirus.

La baisse des activités de manutention des conteneurs, résulterait tout d’abord, selon nos sources de la perturbation des rotations des navires, elle-même provoquée par l’avènement du nouveau coronavirus. En effet, en raison de la baisse de la fréquence de rotation des navires transportant les conteneurs vides, il y a eu un engorgement dans l’espace de stockage du terminal à conteneurs vides. Du fait de cette même pandémie et suite notamment à l’instauration du couvre-feu, les temps de traitement et de livraison des navires ont été réduits. Ainsi, selon un document officiel que nous avons pu consulter, en avril, « le temps de manutention qui était de 24h/24 avant la Covid-19 est passé à 10h/24 et le temps de livraison qui était de 14 heures/jour a été réduit à 10 heures par jour ». De même, en mai 2019, la manutention est passé à 24h/24, mais le temps de livraison, lui, n’a été amélioré que d’une heure, c’est-à-dire 10 heures contre 14 heures auparavant. Donc, le terminal à conteneurs vides s’est retrouvé avec plus de conteneurs débarqués et moins de conteneurs livrés. Ainsi, en juin, même s’il y a eu un allègement de la restriction de la part des autorités, les volumes des conteneurs vides étaient déjà accumulés, et un énorme retard était à rattraper. Il faut dire que la congestion a provoqué une accumulation de navires en attente sur rade.

En effet, en raison de la baisse de la fréquence de rotation des navires transportant les conteneurs vides, il y a eu un engorgement dans l’espace de stockage du terminal à conteneurs vides. Du fait de cette même pandémie et suite notamment à l’instauration du couvre-feu, les temps de traitement et de livraison des navires ont été réduits. Ainsi, selon un document officiel que nous avons pu consulter, en avril, « le temps de manutention qui était de 24h/24 avant la Covid-19 est passé à 10h/24 et le temps de livraison qui était de 14 heures/jour a été réduit à 10 heures par jour ». De même, en mai 2019, la manutention est passé à 24h/24, mais le temps de livraison, lui, n’a été amélioré que d’une heure, c’est-à-dire 10 heures contre 14 heures auparavant. Donc, le terminal à conteneurs vides s’est retrouvé avec plus de conteneurs débarqués et moins de conteneurs livrés. Ainsi, en juin, même s’il y a eu un allègement de la restriction de la part des autorités, les volumes des conteneurs vides étaient déjà accumulés, et un énorme retard était à rattraper. Il faut dire que la congestion a provoqué une accumulation de navires en attente sur rade.

Pour remédier à cette situation, les spécialistes en la matière recommandent un réaménagement des plages horaires de sortie des camions par la douane.