Tête-à-tête Alpha-Kaboré : les expulsions des Burkinabé des zones minières au menu (Roland Didie)

août 9, 2019 12:52

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a entamé depuis hier jeudi 8 août une visite de travail et d’amitié de 48 heures à Conakry. A la faveur de ce séjour, le locataire du palais de Kosyam a eu dans la soirée du jeudi un premier entretien de travail avec son hôte, le président Alpha Condé. Une rencontre qui aurait essentiellement porté sur les nombreuses expulsions dont font l’objet ces derniers temps les orpailleurs clandestins burkinabés dans les zones aurifères de Siguiri, au nord-est de la capitale Conakry.

Cette information a été révélée à Guinéenews par le président des Burkinabés résidents en Guinée, Roland Lankoande Didie au sortir de l’audience que le président Christian Kaboré lui a accordée avec son bureau exécutif. Roland Didie a mis cette sortie médiatique pour exprimer certaines préoccupations notamment celles liées aux décisions annoncées à l’issue de la rencontre entre les deux hommes d’Etat.

« Notre président vient de nous informer que les autorités guinéennes vont instituer une carte professionnelle des orpailleurs. Alors que selon le code minier guinéen, l’activité d’orpaillage n’est réservée qu’aux Guinéens. Pendant ce temps, les autorités affirment qu’elles vont émettre cette carte des professionnels. Nous nous demandons quelles sont les modalités d’obtention de ladite carte surtout pour nous les étrangers ? Nous sommes un peu inquiets. Nous allons essayer de nous informer davantage autour de cette situation. Vous savez la plupart de nos compatriotes vivant sur le territoire guinéen ne sont des analphabètes… »

Par ailleurs, le Représentant des Burkinabés est revenu sur les conditions de vie de ses compatriotes vivant dans les zones minières : « on m’a envoyé une vidéo via les réseaux sociaux. Sur ces images, on voit certains responsables locaux rentrer dans la concession des ressortissants burkinabé, casser les portes de leurs maisons pour les piller. Alors que sur place, tous les Burkinabés ne sont pas orpailleurs. D’autres sont devenus commerçants. La situation est un peu difficile pour certaines personnes… »