Timbo/Mamou: 48 heures après sa libération, une militante du FNDC de nouveau arrêtée

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Elle s’appelle Oumou Bah, elle réside à Timbo. Elle et deux autres dames ont été arrêtées suite aux violences électorales qui ont perturbé le vote du double scrutin du 22 mars dernier dans la sous-préfecture de Kégnéko.

Elles ont été jugées et condamnées au tribunal de première instance à 3 mois de prison ferme et au paiement d’un million de francs guinéens d’amende chacune pour atteinte aux droits de vote, destruction de biens mobiliers, violences volontaires, atteinte à la sécurité publique et rébellion.

Tout au long de cette procédure, elles ont plaidé non coupables aux faits portés contre elles. Elles ont soutenu être à Kégnéko pour une affaire sociale.

Après avoir purgé leur peine à la prison civile de Mamou, elles ont été libérées le 23 juin dernier. Sous fond d’apothéose, des éléments de l’UFDG ont accompagné  les dames à Timbo où une réception fut organisée à leur honneur.

Le lendemain de sa libération, Oumou Bah intervient dans une radio locale de Mamou où elle révèle qu’elle a été l’une des actrices qui ont empêché le vote à Kegneko en s’attaquant aux bureaux de vote.

Après cette sortie médiatique qui a créé un tollé dans la cité, la gendarmerie de Timbo a mis main sur elle dans la journée d’hier jeudi.

L’avocat Maître Abdoulaye Keita qui a défendu le dossier se prépare pour revenir à Mamou :  » je compte m’y rendre ce samedi pour essayer d’obtenir une liberté provisoire de cette dame ».

Le 22 mars dernier jour du double scrutin, lorsque le processus de vote se déroulait tranquillement au collège de Kégnéko qui a abrité tous les bureaux de vote de la sous-préfecture, un groupe de personnes venu de Timbo et Dounet ont perturbé le scrutin en s’attaquant aux bureaux de vote. Une balle avait fauché un jeune mécanicien qui a rendu l’âme sur les lieux.