Tollé autour des primes de séparation des députés : le Vice-président de l’UFDG tranche

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La question de la prime de séparation des anciens députés fait polémique actuellement en Guinée. Certains estiment que les députés ont le plein droit de récupérer l’argent qui leur est dû, alors que d’autres laissent entendre que ceux de l’opposition n’y ont pas droit, s’ils ne veulent pas se salir et reconnaitre ainsi le nouveau parlement.

Joint au téléphone par Guinéenews©, le Dr Fodé Oussou Fofana, ancien président du groupe parlementaire libéral démocrate, dit ne pas vouloir entrer dans un débat stérile : « je n’entre pas dans ce débat de caniveau. J’ai du respect pour vous et pour votre média, c’est pourquoi j’évoque ce sujet. »

Le vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), chargé des affaires sociales et juridiques rappelle que l’Assemblée nationale élue le 28 septembre 2013 et qui a pris fonction le 13 janvier 2014 s’est dotée d’une loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale en 2017 et validée par la cour constitutionnelle avant d’être promulguée. Ce règlement intérieur, en son article 134, explique les avantages accordés aux députés, « […] En outre, à la fin de leur mandat, ils ont droit à une indemnité de séparation égale à six mois de leurs émoluments. Pour les députés dont le mandat est renouvelé, cette indemnité n’est payée qu’à l’expiration dudit mandat. »

Donc la mesure concerne tous les anciens députés de la 8ème législature (Mouvance et opposition), exceptés ceux qui sont dans la 9ème législature, donc les députés actuels qui étaient dans le précédent parlement.

Le Dr Fodé Oussou précise qu’ils ne reconnaissent ni l’actuel Parlement ni la Constitution « falsifiée » issue du double scrutin du 22 mars 2020. « Alors en quoi récupérer leurs indemnités est-il un crime ? » s’interroge le vice-président de l’UFDG.