TPI de Dixinn : Avocat et parents de Madic 100 frontière demandent l’acceptation du pardon sollicité  

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A la barre ce lundi, Mamady Condé, alias Madic 100 frontière a reconnu avoir fait des erreurs et a demandé pardon à tout le monde. La stratégie de la défense, ce sera donc basée sur « une faute avouée et à moitié pardonnée ».

Me Alsény Aissata Diallo, se dit un peu surpris du renvoi à huitaine la suite du procès pour réquisitions et plaidoiries, mais accepte la décision de la juge «À l’issue des débats nous nous apprêtions à plaider. Mais le tribunal a décidé souverainement de renvoyer l’affaire à hautaine pour réquisitions et plaidoiries, donc lundi 25 janvier. »

Revenant sur la décision de Mamady Condé de reconnaitre en partie les faits qui lui sont reprochés – puisqu’il ne reconnait pas les faits de racisme-,  Me Alsény Aissata estime que son client assume sa responsabilité : « Reconnaître ses faits est une manière de défense qui est tout à fait normal. Si lui-même, consciencieusement, il s’est rendu compte que dans ce qu’il a dit, il y a eu des écarts ou des anomalies, c’est humain. C’est vraiment responsable d’assumer sa responsabilité en disant oui il reconnait que ça c’est une erreur et il demande pardon. »

Pour lui, le tribunal doit être clément avec son client en libérant le 25 janvier prochain : « Une faute avouée est à moitié pardonnée. Certainement le tribunal tiendra largement compte et ça nous met à l’aise parce que nous allons demander à la prochaine audience la clémence du tribunal qui acceptera de lui mettre à notre disposition, compte tenu de sa reconnaissance des faits.»

Le père de Madic 100 frontière, Mamadou Condé, demande au président Alpha Condé d’accepter de libérer son fils.

« J’ai suivi les de Mamady. Ce que je voudrais ajouter, c’est que le président sache que tout ça c’est dans la continuité de son combat. Ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à lutter avec lui depuis Kissidougou jusqu’à Dinguiraye en passant par Dabola. Quand on est dans le pays où il (Madic 100 frontière, ndlr) était, les pays comme le Canada ou les Etats-Unis, on se donne une certaine liberté », a-t-il déclaré, avant de dire qu’il ne laissera pas cette fois son fils seul : « Cette fois-ci je ne vais pas le laisser à l’écart. En réalité, depuis 2016 il a cessé de me fréquenter. Il a changé même de numéro de téléphone. Même son surnom Madic, je ne suis pas habitué. Moi je l’ai toujours appelé vieux, puisqu’il est l’homonyme de mon beau-père. »

La mère du désormais ex opposant au régime d’Alpha Condé, Saran Touré, s’est intervenue dans le même sens, invitant Alpha Condé à lui rendre son fils, rappeler que ça fait 30 ans qu’elle et son mari milite dans le RPG : « Je n’ai pas dit que mon fils ne va plus faire de la politique, mais il va changer sa manière de faire. Monsieur le président Alpha Condé, rendez-moi mon enfant. Je demande votre clémence, monsieur le président. Nous sommes ensemble depuis très fort longtemps. Cela fait 30 ans maintenant. Mon mari et moi faisons partie des premiers militants du RPG. A cause d’Allah, rendez-nous notre enfant. »

Le procès reprendra le 25 janvier prochain avec les réquisitions du procureur Sydi Souleymane N’diaye et les plaidoiries de la défense.

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