TPI de Dixinn : Les avocats du FNDC dénoncent les « deux poids deux mesures » de la justice

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Ils sont huit membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) à avoir été jugés vendredi au tribunal de première instance de Dixinn. A la fin des plaidoiries, les prévenus ont retourné à la maison centrale, parce que le juge a mis l’affaire en délibéré dont le verdict tombera le mardi 22 octobre prochain.

Me Salifou Béavogui, du collectif des avocats du FNDC, soutient que « nous sortons de cette audience ragaillardis pour avoir défendu des opprimés », et dit qu’il a été démontré lors de l’audience, que ses clients n’ont commis aucun crime, aucun délit, ni même une contravention.

« La défense, à tour de rôle, a démontré qu’il n’y a pas eu de manœuvres, il n’y a pas d’actes tendant à troubler la sécurité et l’ordre publics pour la bonne et simple raison que, conformément à l’article 21 de la constitution, le droit à la résistance, à l’oppression, est constitutionnel. La liberté d’expression  est constitutionnelle. Alors les membres du FNDC ont choisi de défendre la Constitution de la République de Guinée contre toute velléité de modification », a-t-il laissé entendre.

Plus loin, il parle d’une justice à géométrie variable : « Si, dans un Etat qui se veut démocratique, des citoyens d’une catégorie peuvent dire oui à l’idée d’une nouvelle Constitution, d’autres Guinéens également, et pas des moindres, peuvent dire non. Alors dans les conditions normales, s’il devait y avoir poursuites, tous les deux camps devaient être poursuivis équitablement par la justice. Mais malheureusement nous assistons au deux poids deux mesures. »