TPI de Mafanco : un prêtre condamné pour  » diffamation  » à l’encontre de trois de ses coreligionnaires 

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Arrêté et déféré à la Maison centrale de Conakry le 28 novembre, l’abbé Augustin Traoré a finalement été condamné à cinq mois de prison assortis de sursis et au paiement d’un franc symbolique à la partie civile au terme de la reprise de son procès pour diffamation.

Le procès avait repris le 08 décembre devant le tribunal de première instance de Mafanco, une semaine après l’arrestation de l’économe diocésain qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt du tribunal de première instance de Mafanco depuis 2018. Lors de l’audience du 08 décembre, le prêtre avait reconnu les faits de diffamation à l’encontre de la famille Kamano et de l’archevêque de Conakry, Monseigneur Vincent Koulibaly.

En revanche, il a indiqué que le jugement de décembre 2018 – qui le condamnait –  ne lui a jamais été notifié.

La partie civile, elle, avait indiqué que le prévenu avait bien reçu une copie du jugement qui le condamnait en 2018 pour diffamation. Par conséquent, la partie civile a demandé au tribunal de déclarer irrecevable l’opposition de la défense…

Le 17 décembre 2018, l’abbé Apollinaire Sarah et l’abbé Augustin Traoré, ont été condamnés pour « diffamation » au préjudice de la famille Kamano domiciliée à Sangoyah (commune de Matoto) et deux autres personnes.

Selon l’exploit de citation qui accusait les deux chefs religieux, ils ont accusé « Hélène Koumba de la famille Kamano d’être mariée à Monseigneur Vincent Coulibaly et d’être un poids considérable pour l’Eglise de Guinée et d’Afrique ». Ils ont également accusé la famille Kamano d’abuser des biens de l’Eglise catholique de Guinée.