Transferts scolaires : un business juteux dans le monde scolaire à N’Zérékoré

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La Direction préfectorale de l’éducation de N’Zérékoré est pointée du doigt par de nombreux élèves et leurs parents sur les frais élevés  de transfert scolaire au paiement desquels ils seraient soumis. Le DPE Moussagbè Diakité botte en touche, en niant toute tarification opérée dans ce sens par ses services.

Cela fait près de  quatre ans que les élèves voulant transférer dans les établissements scolaires de la capitale forestière sont soumis au paiement de sommes, allant de 250 à 300 mille francs guinéens. Des  sommes que bien des parents et leurs enfants jugent très exorbitants. Ayant du mal à mobiliser de tels montants  à  cause de la conjoncture économique actuelle que connaît le pays.

Rencontré ce vendredi 20 novembre par notre reporter, le Directeur Préfectoral de l’Education de N’Zérékoré, Moussagbè Diakité affirme pour sa part que : « le retrait et le dépôt des dossiers scolaires s’effectue sans aucun tarif  et sans condition », a-t-il précisé.

Pour le bruit qui court sur d’éventuels  paiements d’argent pour le retrait ou le dépôt des dossiers scolaires par les parents d’élèves, M. Moussagbè Diakité n’a pas voulu se prononcer là-dessus. Mais il a quand même sollicité l’assistance des journalistes pour l’aider à élucider ces rumeurs.

« Si vous constatez que le retrait est lié à un tarif à l’école, tenez-moi informé et cela va m’aider dans l’exécution de ma mission, puisque vous et moi nous avons la mission de sauvegarder l’intérêt de la population », explique le DPE.

Quant au versement des frais de  table bancs exigé aux admis en classe de 7ème, ou les recrues de la première année, ainsi que ceux qui  transfèrent d’une école à une autre, le DPE de N’Zérékoré s’en indigne et interdit cette mesure.

 « Il est interdit à tout administrateur scolaire à la base de prendre le prix d’un table banc avec quelconque parent d’élève, et le recrutement des élèves en première année n’est pas conditionné au prix de table bancs, c’est formellement interdit », a-t-il averti.

Des pratiques qui perdurent pourtant dans le monde scolaire guinéen, notamment du côté de N’Zérékoré.