Transports: vers l’application du premier Code de la sécurité routière en Guinée

juillet 19, 2018 7:34
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Voté par l’Assemblée nationale le 20 juin dernier, le nouveau code de la sécurité routière et  le PNSR (Plan National de la Sécurité Routière) ont été présentés ce jeudi 19 juillet à Conakry aux transporteurs, assureurs et  cadres de l’administration publique, a-t-on constaté sur place.

Représentant son ministre à cette cérémonie, le Secrétaire général du ministère des Transports Mohamed Cheick Touré a rappelé  que c’est une volonté du gouvernement de doter notre pays d’un système performant et durable de transports.

Pour lui, la validation du PNSR et la vulgarisation du niveau code de la route revêt d’une importance capitale. Car, a-t-il dit, il combine parfaitement deux préoccupations majeures qui s’inscrivent au cœur de la lutte contre l’insécurité routière dont notre pays a tant souffert ces deux dernières années.  

 Hamidou Babacar Sarr, Directeur national de la sécurité routière, a indiqué que l’ancien code de la route était basée sur les décrets, les textes, les arrêtés ministériels et les ordonnances. «Il faut que notre code de la route soit à l’image des autres pays de la sous-région. Ce nouveau code de la route va nous permettre de changer l’image de la circulation routière. Si hier les amandes étaient à mille jusqu’à cent mille francs guinéens,  ils vont jusqu’à cinq millions de francs guinéens dans le nouveau avec le nouveau Code.  Ce n’est pas fait contre quelqu’un, mais plutôt il est dissuasif…», a déclaré le patron de la sécurité routière. 

El hadj Mamadou Yaya Baldé,  Secrétaire général adjoint de la FSTMG (Fédération Syndicale des Transporteurs et de la Mécanique Générale), est d’accord que ce nouveau code de la route n’est pas fait uniquement pour les transporteurs. « C’est pour tout monde, parce que nul n’est au-dessus de la loi. Je pense qu’avec l’application correcte de ce nouveau code de la route, il aura un impact positif dans la circulation routière. D’abord, les agents ne pourront plus exagérer sur les conducteurs. Ensuite, les chauffeurs aussi ne pourront plus faire ce qu’ils veulent dans la circulation. Enfin, tout le monde fera ce que le code de la route recommande », estime-t-il.

Dans la même lancée, Alpha Amadou Bah, Président par intérim de l’UNTRG (Union Nationale des transporteurs Routiers de Guinée), n’a pas manqué d’afficher toute sa satisfaction pour ce nouveau code de la route  qu’il compte vulgariser dans les gare-routière ainsi que dans les centres de formation des automobilistes.   

«Nous avons des chauffeurs qui ne maitrisent pas le code de la route. Quand nous conducteurs de poids lourds, et même les motocyclettes, sommes bien formés, il y aura peu d’accident de la route. La tâche nous revient alors de faire une large sensibilisation dans les gare-routière ainsi que dans les points  de stationnement. Nous allons faire en sorte que les auto-écoles forment très bien les conducteurs», a indiqué Alpha Amadou Bah.

Au sortir de la rencontre, Mohamed Fall, juriste au PAST (Programme d’Appui au Secteur des Transports),  a indiqué que c’est une exigence pour la communauté internationale de mettre en place une stratégie nationale pour réduire les accidents de la route. « Très malheureusement, la Guinée n’avait pas de stratégie nationale. Aujourd’hui, nous tentons de se mettre en conformité avec ses obligations internationales, notamment avec  les déclarations  des Nations-Unies et de LUA (Union Africaine) », a-t-il dit.