Travaux Publics : 2019, l’année des réfections tous azimuts des routes et de démarrage des mégaprojets routiers

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Le réseau routier guinéen est caractérisé par une détérioration très poussée. Des routes nationales aux voiries urbaines, le constat est alarmant. Cette situation occasionne souvent des accidents de circulation ou des embouteillages dans les centres urbains, à Conakry notamment. Afin de réduire ce calvaire des citoyens, de vastes travaux de reconstruction et de réhabilitation du réseau routier ont été entamés. Des chantiers lancés certes en fin de mandat du président Alpha Condé, mais qui seront bénéfiques pour les Guinéens. Ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais.

Tout a commencé par le lancement le 2 décembre 2018 par le président Alpha Condé, des travaux de réhabilitation sur plus de 200 km, de construction et de bitumage de la voirie de Conakry.

C’est le cas notamment du resurfaçage de l’autoroute Fidel Castro, la corniche Nord Hamdallaye-Lambandji-Sonfonia. C’est à l’occasion de ces travaux que le carrefour de Kagbelen a connu sa première couche de bitume. Le but visé par ces travaux était de faciliter la circulation dans la ville de Conakry.

Le 1er octobre 2019, les travaux de reconstruction de la route de Donka, pour enfin joindre les deux autoroutes de la ville (Fidel Castro et Le Prince) ont été lancés.

Ce tronçon (Belvédère-Pont 8 novembre), long de 4 km, sera construit par des entreprises chinoises sur financement du gouvernement de la Chine dans le cadre de l’accord-cadre signé entre le président Alpha Condé et Xi Jimping en septembre 2017. C’est dans ce même programme que les travaux de construction de la route parallèle aux deux autoroutes (Somparéya-T5) ont démarré. Les échangeurs de Kagbelen et du KM36 devront suivre.

Pour éviter la dégradation rapide des routes au niveau des carrefours, le ministère des Travaux publics a décidé, en octobre, d’appliquer du béton armé et à l’image de celui de Matoto. Des passerelles sont construites à Koloma et Dabondy. Ces ouvrages de type pont à poutre acier d’une capacité de charge de 300 personnes sont réservés aux piétons et rendront plus sécurisée et plus aisée la traversée sur ces axes.

A l’intérieur du pays, le président Alpha Condé a également  procédé au lancement de plusieurs travaux, notamment à en Moyenne Guinée (Dalaba, Pita et Labé), en Haute Guinée (Kouroussa, Siguiri, Kankan-Mandiana, Kankan-Kérouané), en Forêt (Kissidougou-Guéckédou, Beyla, Lola-Dananè) et Basse Côte (Coyah-Forécariah).

Longtemps dans la poussière, les populations de Mandiana vont oublier le calvaire qu’elles vivaient en venant dans la ville de Kankan. Car sur les 83 km de Kankan au fleuve Sankarani, soit à 10 km après la ville de Mandiana, les 40 premiers kilomètres vont connaitre bientôt l’application du béton bitumineux.

Sur la route nationale N°1 Kankan-Kérouané, des travaux ont aussi été entamés, avec pour but, à long terme, de rendre cette route praticable de Conakry-Kankan-Kérouané-Beyla-N’Zérékoré à Yomou.

A Kérouané, les travaux de construction du pont (85 m) sur le fleuve Milo, lancés en décembre 2018, ont connu un grand retard au point que le ministre des Travaux publics a décidé en commun accord avec l’entreprise de prolonger le délai d’exécution des travaux. Un nouveau plan d’approvisionnement du matériel sur le chantier a été établi.

Les populations vivant en Guinée forestière sont souvent confrontées, à chaque saison des pluies, de sérieux problèmes pour rejoindre la capitale Conakry notamment sur l’axe Kissoudougou-Macenta.

A ce niveau aussi, d’importants moyens ont été mis en place par les partenaires au développement, pour reconstruire cette route nationale N°2 afin de soulager les populations. Il s’agit des lots Guéckedou-Kondembadou (35 KM) et Kissidougou PK63-Guéckédou (18 KM) sur financement de la Banque islamique de Développement (BAD), du Fonds Koweitien et de la BADEA.

Pour s’ouvrir aux autres pays de la sous-région, des travaux ont également été entrepris sur l’axe Coyah-Forécariah vers la Sierra-Leone et Lola-Dananè (Côte d’Ivoire.

L’un des plus mégas projets routiers entamés en 2019, c’est la route Coyah-Mamou-Dabola sur une distance de 370 km. Les routes guinéennes sont reconnues pour leur étroitesse, ne répondant pas aux normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Mais désormais, cette erreur va être corrigée. Car la RN1, qui était de 6 m, va passer à 10 m, soit 3,5Mx2 et un accotement  de 1,5Mx2.

Les travaux sur ce tronçon confié aux Chinois de China Roade and Bridge Corporation (CBRC) ont beaucoup avancé. Les travaux sur le pont de Linsan sont sur le point de finir, car les premiers éléments poutres, dalots, pieux forés et pieux de coulées sont déjà réalisés. Pour réaliser cette route, la Chine va débloquer  357 302 942 euros, car les travaux sont financés dans l’Accord-cadre Guinée-Chine. Le tronçon Dabola-Kouroussa connaitra les mêmes caractéristiques que celui Coyah-Dabola.

L’ouvrage réalisé en 2019 dans le cadre du désenclavement de certaines villes de l’intérieur du pays, c’est le pont de Koussi sur le Kakirima long de 80 m. Cet ouvrage de franchissement remplace le bac qui était là depuis plusieurs années. Il relie Koussi, dans la préfecture de Télimélé à Ley Miro, dans la préfecture de Pita. Les travaux avaient été financés par l’OFID et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).