Trois étrangers aux arrêts pour trafic présumé de passeports biométriques

avril 18, 2018 2:20
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En 2014, la Guinée a opté pour la mise en circulation des nouveaux passeports biométriques. Selon la société IRIS, détentrice du contrat de fabrication des passeports biométriques, ce document plus sécurisé permettrait de freiner la fraude.

Sauf que, quatre ans plus tard, un lot de passeports contrefaits a été retrouvé dans la circulation. Contacté par Guinéenews, un des responsables d’IRIS a donné sa version.

« La société IRIS fait une commande d’environ 30 000 passeports biométriques vierges en Malaisie. Ils sont directement acheminés dans les caveaux du Trésor public pour stockage contre un reçu. A partir de là, la responsabilité d’IRIS est dégagée. Le reste, c’est la police qui gère. Si, par exemple, la police a besoin de stock pour satisfaire la clientèle, elle en fait une demande pour sortir un carton de 500 pièces. Malheureusement, il se trouve que des cadres mal intentionnés gardent encore par devers eux les anciennes machines, qui devaient être incinérées. Avez-vous suivi une opération d’incinération des anciennes machines à la télévision ? Non. Pourtant, elles devaient être détruites. C’est à partir de ces machines qu’ils fabriquent les faux passeports. Mais ils oublient que les nouveaux passeports biométriques ont une puce qui ne peut être décodée que par nos machines. Donc, suite aux enquêtes qui ont été menées, des arrestations ont été opérées, lors des contrôles dans les aéroports, car la puce qu’ils ont insérée n’était pas activée. A partir de ces numéros et de la série, nous avons pu tracer la filière. Aujourd’hui, trois étrangers, dont un nigérian sont aux arrêts », a-t-il indiqué.

Notre rédaction a tenté de recouper l’information auprès des autorités, aucune suite.

Si tout se passe comme prévu, il n’est pas exclu que la société IRIS mette en circulation un échantillon de nouveaux passeports biométriques avec plus de 17 points de sécurité. La décision n’est pas prise pour l’heure mais c’est juste une alternative.

Cela ne voudrait pas dire que les passeports biométriques en cours seront retirés de la circulation. Au contraire, ils seront valables comme les nouveaux, s’ils sont validés. Si dans l’actuel, il y a une photo, dans le prochain, il pourrait y avoir trois photos.