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    mercredi, 14 avril 2021
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    Un pool d’avocats obtient la libération d’un enfant qui a passé dix ans de détention préventive

    Ils sont nombreux ces prévenus à croupir dans les geôles guinéennes depuis plusieurs années sans être fixés sur leur sort. Parmi eux, un enfant qui a passé dix ans à la Maison centrale de Conakry et qui vient de recouvrer sa liberté avec la prouesse d’un pool d’avocats intervenant dans le cadre d’un projet initié par le Barreau guinéen.

    Selon l’avocat Ahmadou Diallo, le prévenu en question était poursuivi pour une infraction très grave, parce que c’est pour assassinat. « Mais du fait qu’il soit resté dix ans sans être jugé et le dossier n’existant plus, nous avons réussi à obtenir sa libération », informe Me Ahmadou Diallo.

    Aux dires de l’avocat, le pool s’est rendu compte que le dossier du détenu a été répertorié dans le registre du tribunal de première instance de Dixinn et orienté chez un juge d’instruction. « Et lorsque nous sommes venus, on s’est rendu compte que ce dossier n’existait plus », indique-t-il.

    Pour notre interlocuteur, quand c’est le cas, il y a une procédure à suivre : « Quand une personne reste en détention provisoire très prolongée, il y a une procédure. Nous avons fait un référé pénal. Mais ce n’était pas pour dire qu’il est coupable ou pas. Nous nous sommes insurgés contre sa détention provisoire prolongée. Et la loi le prévoit ; lorsque vous vous rendez compte que quelqu’un est arbitrairement détenu comme c’est le cas, on peut engager un référé devant le tribunal du parquet qui l’a mis en détention. Nous l’avons fait. Et voyant que le petit est resté pendant dix ans sans être situé sur son sort, le parquet a accepté qu’il soit libéré. Il y a eu un jugement, mais c’était pour obtenir sa libération. Parce qu’en matière criminelle, la loi prévoit une détention provisoire de 18 mois. Et si quelqu’un part jusqu’à dix ans, c’est une détention arbitraire très exagérée », enseigne l’avocat.

    Dans le même ordre d’idée, Me Ahmadou Diallo a rappelé le cas d’une dame qui est en détention provisoire depuis 2015 pour enlèvement d’enfant. A propos de l’interpellation de dame X, l’avocat indique qu’il y a un nouveau-né dont la maman est partie au marché.

    « Quelque temps après, le nouveau-né s’est mis à pleurer. Celle qui était présente a pris le bébé pour le bercer et l’endormir. Et au lieu de le ramener dans la chambre de sa maman, elle l’a endormi dans sa chambre à elle. Revenue du marché et constatant que son enfant n’y était pas, elle s’est mise à crier. Et c’est alors que la dame est sortie pour lui dire que le bébé était couché chez elle. Mais au finish, elle s’est retrouvée à la prison civile de Fria. Puis, elle s’est retrouvée à la Maison centrale de Conakry. Nous sommes en train de faire même travail pour que cette femme soit aussi en liberté », a annoncé Me Ahmadou Diallo du Bureau de consultation gratuite.

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