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    dimanche, 18 avril 2021
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    Université de Kindia : cinq mois après la rentrée, la misère est le lot quotidien de nombreux étudiants 

    A l’université de Kindia, nombreux sont les étudiants qui peinent à trouver de quoi se nourrir et où loger,  ainsi que des moyens de transports adéquats pour rallier le centre universitaire, a-t-on constaté sur place.

    Ceux qui ont la chance de trouver une maison d’habitation dans les alentours  du campus, où ils sont parfois 5 par chambre, dont le prix de  location varie entre 150.000 et  200.000 GNF, peuvent s’estimer heureux.

    Quant à ceux qui n’ont pas de place à côté du campus universitaire, eux  sont obligés de loger au centre ville où le coût du transport reste très élevé. Faute  de frais de transport, il y en qui sont obligés de trotter à pied les 8 km qui séparent la ville, de l’université. Pire, les nouveaux  étudiants sont tenus de payer les frais du loyer de toute  l’année, avant de s’installer.

    Victor Kalivogui, rencontré sur le campus nous explique son calvaire : « Nous sommes venus de loin, sans aucun parent ici, parfois on peut rester deux à trois jours sans manger à notre faim. Nous sommes au nombre de trois, notre dépense journalière c’est 3000 GNF dès fois 5000GNF. Quand nous avons besoin de bien manger, c’est à Dadia dès fois que nous nous rendons, mais là-bas le marché est cher, le pire est que  les parents, une fois que nous arrivons ici, ne pensent plus à toi, parce que, eux aussi n’ont  pas de moyens, donc nous souffrons énormément. Actuellement nous avons fait un programme, chacun exerce une activité comme la révision des petits enfants, dès fois le contrat dans les chantiers de construction pour au-moins avoir le prix de la location. L’autre inquiétude c’est le problème de transport, nous n’avons pas de bus, et les taxi-motos sont aussi Chers. Pour être à l’heure au campus nous tapons à pied sous le chaud soleil. Nous avons beaucoup de difficultés ici», déplore  cet étudiant qui fait comptabilité licence 1.

    Boubacar Bah  renchérit dans le même ordre d’idée en ces termes : «Nous faisons dès fois le taxi-moto avec le concours de nos aînés, mais cette activité aussi ne reste pas sans conséquence. Nous avons des voisins ici dès fois s’ils ont des activités, nous leur venons en aide, avec ça nous avons la chance de trouver quelque chose à manger.», se plaint notre interlocuteur.

     En attendant que le bus destiné pour le transport des étudiants ne soit opérationnel, et le payement des bourses d’entretien de ceux de la licence 1 ne soit effectif, certains parmi eux continuent à  vivre dans la précarité.

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