Culture : le griot cybernétique, Mory Kanté passe sa Kora à gauche !

0
119

La culture guinéenne est endeuillée par le rappel à Dieu de l’artiste Mory Kanté. Le décès de celui qu’on affectueusement le griot électrique est survenu dans la matinée de ce vendredi 22 mai 2020, à son domicile de Kipé, à Conakry.

L’information est donnée par le Secrétaire général du ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, citant une source  hospitalière.

Aux dires de Fodéba lsto, le corps du défunt se trouve actuellement à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéen, en attendant de connaitre le programme des obsèques alors que le ministère s’apprête à sortir un communiqué pour officialiser la triste nouvelle.

Faut-il souligner par ailleurs que le griot électrique, le monumental Monsieur Top 50 est né le 29 mars 1950 à Albadarya, une petit localité située non loin de Kissidougou, au sud-est de la Guinée à plus de 600km de la capitale Conakry.

L’ancien sociétaire du Rail Band de Bamako où il croisa en 1971 l’autre mastodonte de la musique mandingue, Salif Kéita, compte dans sa discographie une douzaine d’albums et trois singles dont Yêkê-Yêkê. Son premier album international,  » Kourougnègnè est sorti en 1981 et le dernier, la  »Guinéenne » en 2012.

Mais c’est en 1988 que l’artiste est envoyé au firmament de son art avec son single Yêkê-Yêkê. Un tube devenu culte et qui rencontrera un succès phénoménal, un véritable succes story dans le monde entier. De Conakry, Bamako, Abidjan à Paris en passant par Tokyo et New York, il a fait danser des millions de mélomanes et surtout des férus de la musique mandingue. Et c’est le monsieur TOP 50, toujours habillé en blanc qui a engrangé une quinzaine de disques d’or dans pays différents. C’est incontestablement le véritable ambassadeur de l’Afro-Pop Musique.