Vente en ligne : ces nouvelles accusations des services de Tiégboro contre QNET

mai 11, 2019 6:26

A la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce samedi 11 mai, les Services Spéciaux chargés de la lutte contre la drogue, le crime organisé, le délit économique et financier, par la voix de son chargé de communication, Mohamed Manzo Mansaré, ont exprimé leur indignation avant de faire des révélations sur ce qu’ils qualifient d’’’arnaque’’ de QNET.

Entouré par les victimes de QNET, l’Officier de police, Mohamed Manzo Mansaré a rappelé que contrairement à l’esprit de création de QNET en Philippines en 1998 par un groupe d’amis, cette société a été très tôt considérée par beaucoup de pays comme un grand réseau d’arnaqueurs et elle est interdite en France, aux USA, au Canada, en Belgique, au Rwanda, au Burkina Fasso, au Mali et plusieurs autres pays.

Selon Mohamed Manzo Mansaré, la liste de sociétés ayant certifié les produits de QNET n’appartient à aucune structure. Mieux, a-t-il fait savoir, QNET n’est pas reconnue par la fédération mondiale de la vente directe en ligne.

« Le 3 mai 2016, notre département a tiré la sonnette d’alarme en informant l’autorité sur l’existence d’un soi-disant commerce en ligne dénommé QNET agissant au nom d’une société se disant ‘’Africa Business Consulting ABC » que dirigeait un certain Souleymane Doumbouya, Directeur national de la Communication au ministère de la Communication et ses complices ivoiriens et guinéens d’alors », a expliqué Manzo Mansaré et d’ajouter : « d’après les statistiques issues des auditions des responsables de QNET en 2018, la Guinée compte plus de 108 000 adhérents qui ont payé, chacun pour son adhésion, 6 à 7 millions de francs guinéens. Ce qui fait 54 millions de dollars arnaqués aux pauvres citoyens en leur promettant de gagner 200 à 300 dollars par semaine. Ce qui est pratiquement faux. En Guinée, cette organisation mafieuse a réussi à faire adhérer à sa cause plusieurs hauts cadres (ministres, préfets, Directeurs nationaux), des officiers supérieurs de la gendarmerie, de la police, des personnalités religieuses… Pire, plus de 40 officiers de la police judiciaire ont été invités dans un hôtel pour leur expliquer que l’activité de QNET est licite… », a-t-il déploré.

Par ailleurs joint au téléphone ce soir pour sa version des faits, le mis en cause, monsieur Souleymane Doumbouya a regretté le fait que le Secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux n’ait pas la formation nécessaire et requise sur le commerce international surtout celui en ligne et le Droit International Economique.

« Je suis désolé ! Je connais beaucoup de jeunes cadres qui pourraient mieux l’expliquer… De passage, je note que la Guinée est signataire de certains traités internationaux surtout, est membre fondateur de l’Organisation Mondiale du Commerce instituée par les accords de Marrakech en 1995.  Qnet n’est pas dans la cybercriminalité. A partir de ce moment, aucune loi n’empêche mon Cabinet de Consultation de poser des actes pour elle en Guinée sur la base du mandat qu’elle lui produit. Nous sommes un pays ouvert sur le monde. Cette pratique surannée et révolue n’a plus droit de cité ici… », a rétorqué Souleymane Doumbouya aux accusations des Services du colonel Tiégboro.

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