Victime d’attaque à main armée, Mamadi Kaba de LIDDA raconte les circonstances

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Il y a eu plus de peur que de mal. Le président de la Ligue pour les Droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA) a été victime d’attaque à main armée dans son domicile à Lambayi dans la commune de Ratoma dans nuit du dimanche à lundi 25 janvier 2020.

Interrogé sur les circonstances de l’attaque, l’ancien président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) est revenu sur l’enfer qu’il a vécu. « Il était 3 heures du matin, pendant que je travaillais sur mon livre, j’ai entendu des bruits dans ma cour. Quand j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu deux personnes tournoyées dans la cour. L’un est venu tirer le portail qu’il a voulu ouvrir en vain. Il l’a secoué plusieurs fois avant de l’abandonner. Après j’ai vu les deux personnes sauter à travers la clôture, ils étaient tous cagoulés et l’un portait une arme. Je suis resté un peu crispé pendant longtemps, quand je suis sorti, j’ai constaté qu’ils avaient coupé le grillage. La façon dont ils ont coupé le grillage me laisse comprendre qu’ils ne sont pas des amateurs parce que ces grillages sont connectés à électricité. Et toute la nuit, il y avait le courant. Je ne sais pas comment ils ont fait pour détruire les grillages et escalader le mur. Dieu merci, il n’y a pas eu de dégâts et de victime. Nous attendons de voir si nous pouvons découvrir d’autre chose », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il dira que : « Je ne peux pas imaginer le mobile qui a amené ces gens chez moi à ces moments précis. Je crains alors que ce ne soit le début de quelque chose. Je crains que le pire n’arrive si rien n’est fait. Peut-être, ils étaient venus pour tâter le terrain pour pouvoir opérer plus tard. Je ne sais pas trop. Ce sont des imaginations parce que je n’arrive pas à expliquer ».

Plus loin, il a appelé l’Etat à prendre des dispositions pour sécuriser le secteur avant que le pire n’arrive. « Le plus important n’est pas ce qui s’est passé mais plutôt ce qui pourrait arriver. C’est un plaidoyer que je fais aujourd’hui afin que le secteur soit sécurisé. Que le ministère de la Sécurité prenne des dispositions pour installer un Poste Armé (PA) pour sécuriser le secteur et éviter qu’une prochaine visite ne puisse faire des victimes dans ma famille », a-t-il lancé.

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