Victoire de Joe Biden: comme une heureuse  délivrance

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La victoire du candidat démocrate Joe Biden à la présidentielle du 04 novembre face au républicain Donald Trump sonne comme une délivrance pour le monde, tant le président sortant aura cristallisé les rancœurs au-delà même de son pays. C’est un Trump, trahi par sa prudhommerie et son égo démesuré, qui va finir par déposer les armes, après sa défaite, alors qu’il s’était lancé dans un combat d’arrière-garde contre des moulins à vent.

La présidentielle américaine du 04 novembre est en train de connaître un épilogue en queue de poisson. Par le refus du président sortant et candidat républicain de reconnaître sa défaite. Une situation ubuesque dans l’histoire américaine. Ce pays qui sert de modèle au monde libre, pour son système démocratique.

Il a fallu qu’un ultra-populiste conservateur arrive au pouvoir pour que les Etats-Unis se retrouvent à vivre ce vaudeville politique. Devenant  ainsi un sujet de moquerie même chez les régimes les plus durs du globe. Même le chef suprême de la Corée du Nord, Kim Jong Un s’est invité dans le débat, en déplorant le fait que l’Amérique puisse se donner en spectacle autour d’un scrutin. Eux qui sont les grands donneurs de leçons du monde et qui tiennent l’aiguillon contre les autocrates et autres dictateurs.

 C’est au quatrième jour du vote que  Joe Biden a pu rafler plus de 270 grands électeurs nécessaires pour briguer la présidence. Le candidat démocrate n’a pas perdu de temps pour lancer un appel un message rassembleur à ses compatriotes par le biais d’un tweet.

Message dans lequel le nouveau président reconnaît que la tâche s’annonce ardue. «Le travail qui nous attend sera difficile, mais je vous fais une promesse : je serai le président de tous les Américains, que vous ayez voté ou non pour moi. Je conserverai la foi que vous avez placée en moi », a-t-il promis.

Bien que des décomptes se poursuivent dans les États comme  l’Arizona, le Nevada, ou en Géorgie, Joe Biden n’est plus assujetti aux résultats de ces votes, ayant franchi la barre fatidique des 273 grands électeurs.

Les défis qui attendent le 46ème président des USA sont immenses. Car il devra s’atteler à recoller les morceaux dans une Amérique plus que jamais divisée par le discours peu châtié de Donald Trump. Un président qui s’est donné trop de liberté avec la vérité durant les quatre ans passés au bureau ovale de la White House. Au niveau de la diplomatie, Joe Biden sortira bien entendu des sentiers battus. Contrairement à Trump qui flirte avec des dirigeants peu fréquentables, Joe va soutenir les démocraties, notamment sur le continent où le syndrome du troisième mandat est en train de décimer les acquis démocratiques.

Le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat pourrait être avantageux pour l’Afrique qui subit le contrecoup du réchauffement climatique causé par les grands pays industrialisés.

Jamais une présidentielle américaine n’aura déchaîné autant de passion à cause de l’effet Trump. Ce président qui casse tous les codes politiques, et qui n’en fait qu’à sa tête, à la grande joie de ses électeurs. Pour la présidentielle du 04 novembre, le candidat républicain avait  voulu réchauffer son discours contre l’establishment pour appâter glaner des voix. Mais la mayonnaise n’a pas pris pour cette fois.  Comme quoi l’électoralisme a ses limites.

C’est surtout la gestion de la crise de la Covid19 qui aura entraîné la chute du républicain. La pandémie ayant fait plus de 200 mille victimes dans son pays. Sans qu’il ne soit capable de prendre la mesure de la situation. Comme il fallait s’y attendre de sa part, Donald Trump est de la trempe de ces mauvais perdants qui, malgré l’évidence, tentent toujours un baroud d’honneur. Alors qu’il aurait simplement dû reconnaître sa défaite, au lieu de combattre des moulins à vent. Comme un personnage de Cervantes.