Vie syndicale: Abdoulaye Sow réagit à la condamnation de deux de ses membres à Mamou

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Interpellés le jeudi 12 septembre dernier à Mamou, les huit membres de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg) ont été fixés sur leur sort le mardi 17 septembre 2019 au tribunal de première instance de la ville-carrefour.

Poursuivis pour « violences, coups et blessures volontaires, ainsi que pour participation délictueuse à un attroupement et voies de faits », six d’entre eux ont été renvoyés pour des fins de non-poursuite. Par contre, les prévenus Mamadou Hady et Mamadou Samba ont été retenus coupables de violences et voies de faits. Ainsi, ils ont été condamnés à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au paiement de 500 mille GNF d’amende. Aussi, sur l’action civile, les deux ont été condamnés solidairement à payer à Elhadj Boubacar Bah la somme d’un million GNF pour cause de préjudice subi.

Une sentence qui fait réagir l’autre Secrétaire général de l’Ustg, Abdoulaye Sow. Dans une interview téléphonique accordée à Guinéenews, ce dernier soutient que ce qui s’est passé à Mamou est consécutif à l’élection des dissidents qui s’est tenue dans cette ville.

« Il y a des mains noires, des gens de l’Etat qui parlent au nom du chef de l’Etat qui sont allés raconter des histoires aux autorités, leur disant qu’ils ont reçu des instructions de faire agir des forces de l’ordre pour déguerpir un syndicat par rapport à un autre. C’est l’œuvre de certaines personnes qui sont à côté de l’Etat. C’est extrêmement grave. Donc, ils  sont venus, -alors que nous avons le contrat en bonne et due de la gare routière de Mamou-, avec les gendarmes, gazer les gens, les bastonner, puis les arrêter sur des bases irrationnelles, non fondées », regrette le syndicaliste.

Et de conclure en qualifiant ce procès ayant conduit à la condamnation de ses collaborateurs. « (…). D’ailleurs, moi j’ai voulu que les magistrats ne se mêlent à cela, puisque c’est du folklore-. C’est du simple folklore. Ils n’ont rien fait. Mais on les trimbale en prison. On les juge. Mais quel jugement et sur quelle base? Tous les faits dont ils sont reprochés n’étaient pas là. Donc, nous, nous pensons vraiment que c’est une complicité de l’Etat. Parce qu’on ne peut pas expliquer comment les préfets, le gouverneur, les Secrétaires généraux accompagnent les forces de l’ordre pour aller saccager », a conclu M. Sow au bout du fil.