Vie syndicale : vers l’éviction de Louis Mbemba Soumah à la tête de l’USTG ?

octobre 26, 2018 10:37
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Décidément, le Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg) et ses collaborateurs évoluent en rangs dispersés. Alors que le premier annonce le report du congrès électif du Bureau exécutif national de sa structure syndicale, les seconds veulent définitivement tourner la page d’un bureau dont le mandat a expiré.

Dans une interview téléphonique accordée à Guinéenews, le Secrétaire général chargé de l’administration et de la documentation de l’USTG, par ailleurs président du Comité d’organisation du congrès, confie :

« Nous sommes à Mamou depuis hier. Et le congrès de l’USTG aura bel et bien lieu les 26, 27 et 28 octobre 2018 », place Elhadj Alpha Mamadou Diallo à l’entame de son speech. Interpellé sur les propos du Secrétaire général Louis Mbemba Soumah qui parlent d’un report de l’événement en le motivant par la « crise » au pays, Elhadj Alpha Mamadou Diallo recadre :

« Ce qu’il faut retenir, c’est la troisième fois que le congrès a été programmé. En principe, notre mandat devrait finir le 19 avrildernier. Donc, il y a plus de six mois que nous végétons dans l’illégalité. Or, nos textes juridiques disent qu’à l’occasion du cinquième anniversaire de la mise en place du Bureau exécutif, nous devons passer au congrès. Nous avons fait des écrits par trois de suite pour programmer le congrès, sans succès. Et cette fois-ci qu’il faut qu’il ait lieu, parce qu’on est fatigué d’être traités d’illégaux », se lâche-t-il.

« Aujourd’hui, déplore le Secrétaire général chargé de l’administration et de la documentation de l’USTG, on a même constaté que les gens ne nous appellent plus pour des activités ».

A la question de savoir ce qu’il en est de la représentativité des structures déconcentrées et décentralisées de l’USTG, notre interlocuteur que nous avons eu très matinalement ce vendredi, indique qu’hier, au moment où il quittait la salle qui doit abriter le congrès, « il y avait les délégués syndicaux de 29 préfectures qui avaient déjà fait leur entrée, sans compter les unions syndicales, régionales, communales te préfectorales de Conakry, ainsi que des 7 autres régions administratives. Et toute la nuit, on a continué à m’appeler pour m’annoncer l’arrivée des congressistes. Notamment des sociétés minières », se félicite-t-il.

Autant dire que l’absence de l’actuel Secrétaire général de l’USTG ne constitue en aucun cas un frein pour empêcher la tenue de ce congrès qui, à suivre à distance, promet un changement radical dans les instances décisionnelles de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée.