VIH/Sida: 1 454 personnes bénéficient de suivi sur les 3 554 séropositifs à Labé (officiel) 

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Hôpital, Labé,
Hôpital régional de Labé. Alaidhy Sow/Guineenews

C’est la triste réalité qui prévaut dans la région administrative de Labé où la grande majorité des porteurs du virus VIH/Sida refusent de se prêter au suivi proposé par l’hôpital régional.

Selon les statistiques, c’est un total de 3 451 séropositifs qui sont à ce jour dépistés dans la région de Labé alors que seulement 1 454 d’entre eux sont régulièrement pris en charge, a appris Guinéenews.

« Nous avons commencé à prendre en charge les personnes infectées par le VIH dans cet hôpital au mois de juillet 2005. De cette date à aujourd’hui, nous avons enregistré des cas positifs à l’hôpital qui s’élèvent à 3 554. Le nombre de personnes malades venant prendre leurs médicaments antirétroviraux est à 1 454 », a déclaré Dr Bah Alpha Mohamed, médecin à l’hôpital régional de Labé.

Pourtant, selon lui, les intrants son disponibles en quantité et gratuitement à Labé : « l’état et les partenaires fournissent beaucoup d’efforts. Actuellement, on n’est pas en rupture d’intrants surtout les tests de dépistage. Il y en a suffisamment au niveau de la PCG (pharmacie centrale de Guinée) et c’est gratuit également. »

Face à cette situation, Dr Bah Alpha Mohamed invite tous les citoyens à venir se faire dépister mais aussi à accepter les résultats. « Je dirais tout d’abord que le VIH/Sida n’est pas une fatalité comme on le dit souvent. C’est comme les autres maladies chroniques tels que le diabète, l’hypertension artérielle… Ce sont des maladies qui ne guérissent pas mais les personnes peuvent suivre leur traitement de façon régulière et il faut se faire dépister pour le VIH. Si c’est positif, il faut renforcer la prudence pour ne pas que la personne aille infecter d’autres personnes », a-t-il lancé. Au vu de ces statistiques sur le VIH/Sida, force est de constater que l’infection est en train de gagner du terrain dans la région administrative de Labé surtout lorsque les personnes infectées disparaissent après le test ou le refusent.