Viol d’une nourrice à à Kouramangui/ Labé : Trois jeunes mis aux arrêts

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Le commissariat de police de Labé a mis le grappin sur trois jeunes présumés violeurs d’une nourrice dans la sous-préfecture de Kouramangui située à une trentaine de Kilomètre de la préfecture de Labé.  Cette opération s’est déroulée dans la journée du lundi 10 juin 2019 dernier, a-t-on appris.

Accusés d’avoir abusé sexuellement d’une nourrice le jour de la fête de ramadan (le 4 juin 2019, ndlr), les trois jeunes ont été mis aux arrêts par les autorités locales avant d’être tous déposés au commissariat central.

Selon nos informations, les faits se sont produits  dans la nuit du 4 juin à Tanléma dans la sous-préfecture de Kouramangui aux environs de 23 heures. Et les présumés violeurs sont tous moins âgés que la victime.

A cet effet, le capitaine Tamba Kourouma, de la section judicaire du commissariat central de Labé apporte plus de précisions sur les mis en cause : « le premier répond au nom de Mamadou Sadio Diallo âgé de 20 ans ; il est apprenti menuisier. Le second s’appelle Amadou Diouldé Diallo, âgé de 17 ans, apprenti menuisier aussi et le troisième est nommé Amadou Oury Diallo, âgé de 17 ans, apprenti maçon. La femme violée à 21 ans donc plus âgé que les trois. Le viol a eu lieu la nuit de la fête de ramadan aux environs de 23 heures ».

Dans la même lancée, le capitaine Tamba Kourouma explique dans quelles circonstance les présumés violeurs ont été mis aux arrêts : « dans la soirée du lundi, nous avons été informés par téléphone par notre chef de poste de Kouramangui qu’il y a eu un cas de viol commis par trois jeunes sur une femme nourrice. Nous avons dépêché trois éléments qui ont effectivement trouvé les trois présumés violeurs dans les mains des autorités administratives. Ils ont été conduits au commissariat central de Labé ».

Et contre toute attente, les trois présumés violeurs se sont échappés du violon du commissariat central de Labé dans la nuit du mardi à ce mercredi 12 juin 2019 comme l’explique ici le lieutenant Camara Yaya, le chef service général du commissariat. « C’est vraiment déplorable. Ce matin, les hommes de garde m’ont appelé pour me dire que pendant la grande pluie de 4 heures du matin se sont évadés. Parce que notre violon est dans un état très déplorable. Auparavant,  nous avions saisi plusieurs autorités pour cela. Ce n’est pas la première évasion. La dernière fois, il y a un qui a éventré le toit et s’est échappé. Donc, les prévenus là aussi sont passés par la même stratégie pour s’enfuir sans être inquiétés. Donc les gardes m’ont expliqué cela et j’ai directement situé leur responsabilité », a-t-il déclaré avant de mettre les neufs  agents de garde en demeure de retrouver les prévenus.

De fil à aiguille, la patrouille de la police a fini par mettre mains sur les trois jeunes qui s’étaient refugié chez des parents résidant entre Missidhé-Hindhé et Boleya dans la périphérie de la commune urbaine de Labé. Quand nous quittions les lieux, le commissariat central de Labé s’apprêtait à les déférer à la justice.