Violences à N’Zérékoré: Dr Oussou rejette la responsabilité sur Damaro et Bantama

juin 15, 2019 5:51

Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) étant en déplacement en dehors du pays, c’est son vice-président Dr Oussou Fofana qui a présidé ce samedi 15 juin l’assemblée générale du parti tenue à son siège à la minière.

Entouré de l’épouse du chef de file de l’opposition et de quelques députés, Dr Oussou Fofana a fustigé les violences qui ont eu lieu ces derniers jours à N’Zérékoré. Pour Dr Oussou Fofana, le député Amadou Damaro Camara du RPG et le ministre des Sports Bantama Sow sont « les seuls responsables de ce qui est arrivé à N’Zérékoré ». Parce que, se justifie-t-il,  c’est quand ils ont dit d’aller chercher les membres du FNDC jusque dans leur dernier retranchement que les militants de leur parti sont allés attaquer d’autres citoyens.

Tout ce qui s’est passé à N’Zérékoré, c’est la faute à Damaro et  Bantama. Ils seront tenus pour responsables, accuse l’opposant avant de préciser: « Mais croyez moi, M. Alpha Condé n’aura pas de troisième mandat dans ce pays. »

Pour le président du groupe parlementaire des libéraux démocrates, toutes les conditions sont réunies dans ce pays pour qu’il y ait la violence. Pour éviter d’en arriver là, il a, en outre, lancé un appel à plusieurs personnalités du pays pour préserver la paix et la quiétude.  « Nous voulons la paix. C’est pourquoi je voudrais lancer ici un appel à Elhadj Mamadou Saliou Camara, le premier imam de la mosquée Fayçal, à Mgr. Vincent Koulibaly, l’archevêque de Conakry, aux coordinations régionales et à toutes les personnes qui sont proches de M. Alpha Condé, de nous éviter des problèmes dans ce pays. Je lance également ce même appel à Hadja Rabiatou Serah Diallo, la présidente du CES. Je considère qu’elle ne doit pas être silencieuse, elle a été présidente du CNT. Elle ne doit pas se taire à cause d’un poste comme si elle n’est pas concernée », a interpellé Dr Fodé Oussou.

A en croire l’en, ce qui se passe à N’Zérékoré devrait interpeller M. Alpha Condé d’arrêter sa machine. Parce que nous savons où et quand les violences commencent, mais nous ne savons pas quand-est-ce que elle finissent. M. Alpha Condé s’est battu pendant 40 ans, il a eu deux mandats, il faut qu’il accepte, pour le bien et l’amour de ce pays, de faire un discours pour déterminer son deuxième et dernier mandat. Il sait qu’il n’a pas le droit de modifier ou de changer la constitution pour s’offrir un autre mandat. Il doit faire arrêter ces violences. » a lancé Dr Oussou.