Violences de Saramoussaya: les auteurs condamnés par le tribunal de Mamou

octobre 10, 2018 3:17
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En audience correctionnelle ce mardi 9 octobre, le tribunal de Première Instance de Mamou a traité plusieurs dossiers parmi lesquels les violences à Saramoussaye enregistrées au mois de septembre dont Guinéenews avait fait échos.

Ils sont dix prévenus qui ont comparu ce mardi devant le tribunal pour des faits de Stellionat, faux, usage de faux, occupation illégale, destructions et dégradations d’édifices publics et privés, discrimination et complicité courant mois de septembre 2018 à Saramousaya dans le secteur Fodelaminayah relevant du district de Garankela.
Le président du tribunal Abdoulaye Conté a renvoyé Alpha Mamadou Dramé à des fins de la poursuite.
Il a condamné Ismaël Dramé à 5 ans d’emprisonnement dont un an ferme et 4 ans assortis de sursis et à 1 million 500 mille francs d’amende, lui interdit de séjour dans tous les districts de la sous préfecture de Saramoussaya pendant 5 ans.
Puis a condamné Thierno Oumar Dramé, Ousmane Dramé, N’Dayla Dramé, Ibrahima Barry, Thierno Abdoul Dramé à un an d’emprisonnement dont 2 mois fermes, 10 mois assortis de sursis et à 1 million de francs d’amende.
Il a ensuite condamné Sékou Amadou Dramé, Elhadj Sita Dramé, Alpha Oumar Dramé, à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 1 million de francs d’amende.
Sur l’action civile, le président du tribunal a condamné Ismael Dramé, Thierno Oumar Dramé, Sékou Amadou Dramé, Elhadj Sita Dramé, Alpha Oumar Dramé, Ousmane Dramé, N’Dayla Dramé, Ibrahima Barry, Thierno Abdoul Dramé solidairement à reconstruire les cases de Sekou Dramé et à reconstruire le mur de l’école.
Il a enfin condamné Ismael Dramé, Thierno Oumar Dramé, Sékou Amadou Dramé, Elhadj Sita Dramé, Alpha Oumar Dramé, Ousmane Dramé, N’Dayla Dramé, Ibrahima Barry, Thierno Abdoul Dramé solidairement a payé à Thierno Gally Dramé la somme de 15 millions de francs pour tout préjudice subi.
Les faits pour lesquels ils ont été condamnés remontent au 23 septembre dernier à Saramoussaya lorsqu’un groupe a incendié les cases d’un muezzin dans le village de Fodelminayah en conflit à ceux de Garankela sur la paternité d’un domaine (salikènè) où les populations des deux villages se retrouvent pour célébrer les jours de fête religieuse. Ceux de Fodelaminayah qui s’opposent à la construction de deux classes sur le domaine ont démolis les murs.