Violences électorales à Mamou: Un mort par balle et plusieurs blessés enregistrés

0
582

Le double scrutin de ce 22 mars a été émaillé de violences à Mamou. Si  des blessés et plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés dans la commune urbaine,  dans la sous-préfecture de Kégneko, un jeune a été tué par balle, lors d’échauffourées qui ont éclaté dans la localité entre policiers et opposants au scrutin, a-t-on appris sur place.

Dans les quartiers de Petel, Loppé et Horé Fello des jeunes opposés à la tenue de l’élection ont barricadé les voies et se sont attaqués aux bureaux de vote dans la matinée.

 

A Horé Fello, un jeune a été blessé par balle aux pieds par des policiers surexcités. « J’étais assis dans ma boutique. Soudain, des policiers sont arrivés, et l’un d’eux a foncé dedans pour retirer mon sac. Un autre est venu me demander pourquoi je n’ai pas voté. Je lui ai répondu que je ne suis pas recensé. Il m’a cogné à la tête avec la crosse de  son fusil, puis a tiré deux balles sur mes pieds. Je n’ai pas senti la douleur sur place. Ma tante et ma mère sont arrivées sur les lieux. Et les policiers les ont frappées avec des matraques. Ils ont fini par emporter mon sac dans lequel se trouvent mon téléphone et de l’argent », explique la victime Aboubacar Sidigui.

Au quartier Petel Balia, des agents de sécurité sont accusés de destruction des biens. « Les gendarmes ont utilisé leur pickup pour défoncer les portails des concessions. Dans ma cours, ils ont cassé les vitres de quatre véhicules », accuse Abdoulaye Sow, chauffeur de profession.

« A Kégneko, une sous-préfecture, située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Mamou pendant que le scrutin se déroulait tranquillement, des groupes de personnes venus de Dounet et de Timbo ont saccagé les bureaux de vote. Trois personnes ont été interpellées. Leurs amis ont riposté en s’attaquant au poste de police à coup de pierres. C’est ainsi que l’un des responsables de l’unité a usé de son arme pour tirer. La balle a atteint un jeune mécanicien qui a rendu l’âme sur le champ. Le corps du jeune a été déposé à la mosquée de la localité »,  a confié un citoyen de la localité au reporter de guineenews.

Actuellement, pendant que le dépouillement de tous les bureaux de vote se déroule au bloc administratif de la préfecture, un calme précaire règne dans la cité.