Violences en Guinée. Amnesty International accuse: Complicité des forces de l’ordre, violence aveugle, usage d’armes automatiques, refus des morgues de recevoir les corps…

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Photo d'archive

Suite aux évènements violents pré et post élection en Guinée, l’organisation des droits de l’homme Amnesty International accuse les forces de sécurité guinéennes d’être associées à des groupes de jeunes lors des violences ayant conduit à la mort plusieurs personnes lors des manifestations contre le double scrutin la semaine dernière en Guinée.

L’ONG accuse aussi les forces de l’ordre d’avoir ordonné l’enterrement sans autopsie, refusé de recevoir les blessés dans les hôpitaux, de porter des armes de guerre, d’usage excessif et aveugle de la force. Des vidéos analysées corroborent les accusations citées par l’ONG.

Quant aux tueries de N’Zérékoré, Amnesty International cite un communiqué du Collectif des organisations de défense des droits de l’homme en Guinée forestière, qui fait état d’au moins 22 personnes tuées et 100 personnes blessées, et des corps auraient été enterrées de nuit sans l’autorisation des familles de victimes.

Voici un extrait du rapport Amnesty International tel que consulté par Guinéenews

Les forces de sécurité ont été associées à des groupes de jeunes lors des violences ayant abouti à au moins 12 homicides illégaux, la semaine dernière en Guinée, a déclaré Amnesty International aujourd’hui. Dans au moins un cas, ils sont accusés d’avoir été impliqués conjointement.

Sur la base d’une trentaine de témoignages, de vidéos et de photos authentifiées et géolocalisées par ses experts, l’organisation confirme que 12 manifestants et passants ont été tués à Conakry et près de Mamou dont dix par des balles tirées par les forces de sécurité. Les faits se sont produits principalement le 22 mars, le jour d’élections législatives couplées à un vote contesté sur l’adoption d’une nouvelle constitution.

Le texte entier se trouve sur le site Internet de l’ONG