Violences inter syndicales à Conakry : Soumah & Cie accusent la CNTG et Kadiatou Bah

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La célébration de la fête internationale des travailleurs a été émaillée ce mercredi 1er mai par des scènes de violences à Conakry. Selon le chargé de communication du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs) Adrien Gbamy, 19 personnes auraient été blessées dont le Secrétaire général, Aboubacar Soumah.

Joint au téléphone par Guinéenews, le Secrétaire général adjoint du SLECG Abdoulaye ‘’Portos’’ Diallo a pointé un doigt accusateur sur la centrale syndicale CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée) et l’autre aile du SLECG dirigée par Kadiatou Bah, d’être à l’origine de ces incidents.

« Nous sommes arrivés à 6 heures du matin avec nos pancartes au Palais du peuple. Tanou Baldé et Kadiatou Bah, soutenus par la CNTG ont ordonné de nous bloquer au portail du Palais du peuple. La sécurité présente sur les lieux à calmer la situation. Nous avons pris nos pancartes et nous sommes allés à côté de l’arrêt des bus. Par la suite, beaucoup de nos camardes sont massivement venus. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés à nouveau vers la rentrée du Palais du peuple. Dès que nous y sommes arrivés, ils se sont opposés. Une résistance qui a été suivie de jets de pierres. C’est en ce moment qu’ils ont brisé nos pancartes. C’est en ce moment que nous avons été voir le Secrétaire général de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée) Abdoulaye Sow et son adjoint Aboubacar Soumah pour leur dire de garder encore patience en attendant de voir clair. Après avoir transmis ce message, nous sommes venus forcer l’accès de l’esplanade du Palais du peuple. Et entretemps, nous avons fait appel au Secrétaire général Aboubacar Soumah afin qu’il puisse accéder à la tribune. Et soudain, les jets de pierres ont repris. Ils ont été soutenus par la CNTG qui a promis qu’elle ne sera qu’avec eux. C’est pourquoi tous les gens de la mécanique générale se sont ajoutés à eux (Kadiatou Bah et compagnie, ndrl ) pour nous combattre. Ce fut une sache aux sorcières. Tous ceux qui étaient habillés de nos tenues étaient recherchés et tabassés », a-t-il expliqué.