Violences post-électorales: plusieurs condamnations au TPI de Mamou

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Ouvert le lundi 2 Novembre dernier au tribunal de première instance de Mamou, le procès des 27 personnes dont 4 femmes interpellées lors des violences post-électorales a connu son épilogue ce vendredi 6 novembre avec diverses condamnations, a t-on constaté sur place.
Poursuivies pour coups et blessures, violences volontaires, destruction d’édifices et d’installations publics et privés ainsi que des biens mobiliers, atteinte à la sécurité publique, vol et entrave à la libre circulation sur la voie publique, ces personnes, à tour de rôle à la barre, ont rejeté les faits portés contre elles avant d’ajouter qu’elles ont été frappées lors de leur interpellation dans les quartiers, puis, à la gendarmerie.
Après les débats et les réquisitions du procureur, le président du tribunal Kaman Magloire Théophile Kouadio a déclaré pour tous les présumés que les faits de coups et blessures volontaires et violences et voie de faits ne sont pas établis.
Par contre, le président a retenu contre certains auteurs le délit d’entrave à la législation sur la voie publique et atteinte à la sécurité publique.  Ils ont été condamnés à 3 mois de prison ferme.
Pour ceux dont le président a retenu les faits de complicité à l’entrave à la législation sur la voie publique et atteinte à la sécurité publique, ils (dont le fils du gouverneur) ont été condamnés à 3 mois de prison assorti de sursis et au paiement de 2 millions de francs guinéens d’amende.
Pour 9 autres, le président les a renvoyés aux fins de non poursuite.
Pendant cette procédure,  Ousmane Sadio Diallo poursuivi pour enlèvement irrégulier d’urne, violences volontaires et trouble à l’ordre public à Ourekaba a été renvoyé de fin de la procédure pour délits non établis.