Vive tension à Kankan où le siège de l’UFDG et des boutiques ont été vandalisés

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La ville de Kankan est sous tension ce lundi suite à des attaques attribuées à une bande jeunes gens, proches du parti au pouvoir, qui ont visé des opposants. Le siège de l’Union des forces démocratiques de guinée (Ufdg) ainsi que  de nombreux commerces ont fait les frais de la fureur de la bande, qui agirait en toute impunité, a-t-on appris sur place.

Une bande d’individus armés de couteaux, de gourdins et autres projectiles, a pris d’assaut la ville de Kankan ce 06 décembre, et semé la terreur sur leur passage. Dans leur ligne de mire, des boutiques et autres commerces censés appartenir à des citoyens suspectés d’être des militants de l’opposition, qu’ils ont pillé. Avant de s’en prendre ensuite au siège du principal parti de l’opposition sis au quartier Missira, dans la commune urbaine, ou de violentes échauffourées ont opposé assaillants et opposants.

Le Secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, Cheick Mohamed Kaba, venu exprimer sa colère chez le préfet, a pointé du doigt l’actuel responsable du Syndicat des transporteurs de Kankan, d’être l’instigateur de ces attaques et exigé qu’il soit mis aux arrêts.

« C’est Moussa Djan, qui est derrière l’attaque de mes militants, de notre siège et des boutiques de mes militants. Il est du syndicat des transporteurs », ce syndicat, qui se comporte comme une section affiliée du RPG et qui ne se gêne pas de se mêler de tous les combats politiques ».

Poursuivant il menace : « Alors si c’est comme ça, nous risquons d’aller à la confrontation », a-t-il prévenu.

Le préfet Aziz Diop, après avoir rencontré le principal accusé dans cette affaire a affirmé pour sa part au micro de guineenews: « je fais moi-même le terrain. Je suis allé au siège de l’UFDG pour constater les fais pour ne pas qu’on tombe dans l’excès. Moi je n’ai pas vu de motos volées ni d’objets volés. Aucune boutique n’a été pillée. Mais ce qui n’est pas normal c’est d’aller s’en prendre ou menacer un citoyen dans sa boutique», a-t-il nuancé.

Ce n’est pas la première fois que ces jeunes dénommés les « Cosmotiens » agissent de la sorte à Kankan, une manière pour eu de dissuader les manifestants de l’opposition.

Il leur est reproché d’être manipulés par des responsables du parti au pouvoir, avec la complicité de l’administration politique et judiciaire, qui ne font pratiquement rien pour les mettre hors d’état de nuire, en dépit des nombreuses plaintes qui ont été déposées à leur encontre.

Au moment où nous finissons cette dépêche, des commerçants victimes de pillages ont décidé de riposter face à l’arbitraire.

De violents jets de pierres ont éclaté en plein centre-ville, la police et la gendarmerie sont intervenues à coups de gaz lacrymogène.