Vol à l’usine RUSAL de Fria: l’Attaché militaire pointé du doigt

septembre 18, 2018 7:13
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Quelques mois seulement après la relance des activités de l’usine Rusal-Friguia, plusieurs cas de vols y sont déjà signalés.

Des briques réfractaires de grande importance, servant à enquêter le degré de chaleur des fours qui sont surchauffés à 1000 degrés, ont disparu depuis quelques jours.

Après quelques jours d’enquêtes, ces briques ont été retrouvées  dans la concession de celui qui est censé protéger les biens et le personnel dans l’enceinte de  l’usine RUSAL, le lieutenant-colonel Mohamed Bachir Condé. C’est-à-dire l’Attaché militaire à Rusal.

Ce mardi 18 septembre, une mission de la direction de Rusal, conduite par le directeur de la sureté, accompagnée de la directrice des ressources humaines, le directeur de la maintenance et un agent de la sûreté, ont fait une descente inopinée au domicile de l’attaché militaire, sis à la cité des ingénieurs. Là, les briques recherchées  étaient entreposées sous une bâche.

Trouvé à son domicile, le lieutenant-colonel, visiblement abattu par la présence de la presse, a tenté de se défendre en soutenant que ce sont des briques qu’il a achetés des mains de tierces personnes.

« Je travaille pour RUSAL et quand je demande quelque chose, on me le donne. Mais, ces briques je les ai achetées», s’est justifié.

Un proche de la sûreté, ayant requis l’anonymat, nous a confié que ces briques retrouvées chez l’Attaché militaire, ont été volées dans l’enceinte de l’usine depuis plus d’une semaine. Malgré les multiples demandes, l’officier ne leur a jamais fait savoir qu’il avait des briques semblables chez lui.

«A ma connaissance, il n’y a pas de boutiques de vente de briques réfractaires à Fria. Ces briques arrivent en Guinée sur commande spécialement pour les fours de la calcination. Ce n’est pas parce que sa voiture n’est pas soumise à la fouille, qu’il a le droit de faire sortir des choses sans autorisation. C’est du vol pur et simple », a insisté notre interlocuteur.

En plus des briques, d’autres matériaux de l’usine ont été aussi retrouvés au domicile de l’officier incriminé.

Sur la question de savoir quelles dispositions sont prises à l’encontre de l’attaché militaire, le directeur de la Sûreté et la directrice des ressources humaines, tous des Russes n’ont pour le moment voulu  faire aucun commentaire.