Vote du 22 mars : le constat à la CENI à Kaloum, Matam et Matoto 

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A quelques heures de la fermeture des bureaux de vote du double scrutin législatives et référendaire de ce dimanche 22 mars, votre quotidien Guinéenews est allé à rencontre du Commissaire David Camara, le Directeur du département formation à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour son constat de la mi-journée.

D’après le commissaire David Camara, il sera présomptueux pour lui de se prononcer sur l’ensemble du scrutin. En revanche, il nous a livrés ses constats dans sa zone de supervision qui couvre les communes de Matoto, Matam et Kaloum.

« Au niveau de la commune Matam, les premières informations que j’ai eues (15 heures, ndlr), me rassuraient qu’il n’y a pas eu de dégâts et que les opérations se déroulaient normalement », a-t-il confié.

Quant à la commune de Matoto, le Commissaire David Camara a affirmé qu’il y a eu des petits soucis au niveau de Dabompa où quatre bureaux de vote ont été saccagés mais qui ont été très vite rétablis.

« A Dabondi, on m’a signalé des agitations qui ont été rapidement maitrisées par Unité Spéciale Sécurisation des Elections (USSEL). Autres choses non les moindres, c’est que le fait que ce sont des écoles privées qui ont été ciblées pour servir de bureaux de vote. Mais les fondateurs ont eu peur quand qu’ils ont appris qu’il y a des écoles qui ont été brûlées à Mamou. Heureusement, il y a une équipe dynamique à Mototo qui avait un plan B par rapport à la situation (…). A Matoto, tous les bureaux de vote sont fonctionnels et je pense que nous aurons un très bon taux participation dans cette commune », a-t-il fait savoir.

Dans la même logique, le Commissaire David Camara a fait savoir des préoccupations liées à la remontée des résultats par l’USSEL : « Matoto a à peu près 800 bureaux de vote. Remonter les résultats de 19 heures à 20 heures, cela est une préoccupation. USSEL a souhaité mettre à sa disposition une dizaine de véhicules. C’est une préoccupation que je vais partager avec mes collègues. D’après la loi, le résultat du référendum doit être connu le jour même du scrutin. Si les moyens de communications étaient au point chez nous, on aurait pu dire que c’était jouable. Mais quand vous avez des sous-préfectures qui se trouvent à 150 kilomètres de la préfecture, remonter les résultats entre 19 heures et 20 heures n’est pas du tout évident. »

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Une dépêche de Sékou Sanoh en collaboration avec Bangaly Steve Touré pour Guinéenews