Zinedine Zidane raccroche son coaching au Real: frustrations ou caprices?

juin 1, 2018 11:02
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C’est inattendu mais ce n’est pas une grande surprise. Certains s’étaient demandé comment Zidane pourrait maintenir le même rythme avec la même formation qui s’étiole au fur et à mesure. Les joueurs du Real, individuellement pris, feraient le bonheur de n’importe quel club du monde, mais jouer ensemble semble ne plus être le motif premier de chacune des stars. L’osmose, la complémentarité ne sont plus trop à l’ordre du jour.

Ses mésententes profondes et passagères avec Ronaldo lors des deux dernières saisons ne sont pas étrangères à la décision. Y a-t-il eu  des pressions et partis pris en sourdine de la part des dirigeants en sa défaveur vis-à-vis d’un joueur? A-t-il eu des reproches manifestes ou des sous-entendus de la part de ses dirigeants, on ne nous le dit pas, mais Zidane a dû être certainement heurté quelque part. On ne quitte pas la «Maison Blanche» d’une manière si désinvolte, à moins que ses exigences de refonder l’équipe se soient heurtées à une opposition, un refus.

Ce Real commence sa descente aux enfers, à l’image de Ronaldo. Ses victoires de plus en plus laborieuses ne lui donne aucune chance chez les bookmakers pour la saison à venir dans la même composition, le Real aura des difficultés à tenir son rang après un triplé inédit et mémorable, refaire la même chose serait quasi impossible. Pour ne pas couler avec l’équipe, si ses demandes de recrutements et autres détails importants liés aux performances ne sont pas pris en compte par les dirigeants du club, les raisons de ce jet de l’éponge ne sont pas mystérieuses.

Mais peut être qu’un rabibochage est encore possible, si tête de mule que puisse être l’artiste qui a mis tout son art dans la balance pour faire gagner trois fois consécutives la Champion’s League au Real qui ne se retrouvait pas du tout avec tous les grands coaches de ce monde. Lui, avec les mêmes joueurs, a su en faire une équipe qui gagne. Si ses avis ne sont pas pris en compte, c’est son orgueil qui a parlé.